des Insectes. XIV. Mem. 59Z
antérieur de la coque, celui où est la tête.s’allonger &seraccourcir alternativement, & qu’on voit d autres portionsde la coque s enfoncer & íè relever ausiì alternativement.
Je me fis un plaisir d apprendre à M. Bonnet que íamouche araignée, dès finstant de fa naissance, est auíïìgrande que pere & mere ; & je comptois bien qu’il y avoirpour moi à gagner en lui apprenant un fait singulier quií’exciteroit à faire des observations. Celle des œufs quifont capables de fe donner certains mouvements, ne lui apas échappé; il a même vû un œuf qui étant posé fur íimain, s’éleva fur un côté & fe laissa retomber,& cela àdiverses reprises. Le même œuf allongeoit Sc raccourcissoitalternativement son gros bout, il retiroit aussi en dedans, &relevoit ensuite différentes portions de la coque. M. Bonnetimagina de le plonger dans seau, dans finstant tous íès mou-vements furent arrêtés; il fen retira au bout d’une heure,Sc il ne fut pas long temps hors de seau íàns commencerà faire reparaître des mouvements semblables aux pre-miers. L eau avoit empêché la coque de fe dessécher.
Outre ces mouvements,pour ainsi dire extérieurs, onen peut voir d autres qui íè font dans l’intérieur. Lesmouches de vers mangeurs de pucerons, Sc les moucheséphémères, m ont donné occasion de parler de tranchesminces Sc nébuleuses qu’on voit íè succéder Ôc marcherparallèlement les unes aux autres dans l’intérieur de cesmouches dont le corps est transparent ; elles vont d’unbout du corps vers i’autre. J'ai apperçu quelque chosede semblable dans l’intérieur de divers œufs de mouchesaraignées nouvellement pondus, que je regardois vis à-visd’un grand jour: ma vûë étoit pointée vers le milieu d’unde leurs côtés. Là est un endroit plus traníparent que lereste, ôc qui m’a permis de distinguer très-bien des couchesnébuleuses fort minces qui fe fuccédoient les unes aux autres,Tome VI Ffff