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Tome sixième.
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6o 4 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE

conduits à soupçonner que de coques pondues fous nosyeux par des mouches de ía seconde eípece, ii pourroit sor-tir des mouches de cette même eípece, à qui rien ne man-queroit. Mais je ne connois encore aucune autre forte demouches, ni aucun autre insecte qui, dans l’instant de fanaissance, ait une grandeur égale à celte du pere ou de lamere. Nous devons pourtant soupçonner que cette distinc-tion n est pas propre feulement aux deux efpeces à quinous fçavons qu’elîe a été accordée. Mais st on nous de-mandoit pourquoi il a été établi que deux efpeces d'in-íèctes, ou au plus un petit nombre d’efpeces naîtroientd’une façon si singulière, pourquoi elles ont été traitées avecune distinction qui nous doit paroi t re digne d envie; carassurément il feroit désirable de naître avec la grandeur Ôcla force de 1 âge viril ; si, dis-je, on nous demandoit pour-quoi cette exception a été faite en leur faveur, nous nerougirions point d’avouer que cette question, commetoutes celles qui pour être résolues exigeroient que nouspuisions pénétrer dans les desseins de l’Intelligence & dela Sagesse infinies, est au-dessus des foibles lueurs denos connoissances. Jouissons autant qu’il est en nous,dugrand spectacle que la Nature nous offre : que tous lesêtres qui concourent à fa magnificence & à fa variété ,soient l’objet de nos contemplations, de nos méditations& de nos recherches : ne nous lassons point d’admirer lenombre prodigieux d’eípeces de plantes, Sc le nombre in-comparablement plus grand d’eípeces d’animaux qffa enpartage la partie de {'univers que nous habitons : compa-rons enté'estes les figures si variées que nous présentent cesêtres organisés : prenons les le plus près qifil nous est pos-sible de leur origine, & les étudions dans tout le cours deleur vie : ce n'est qu’en consultant la Nature dans toutesíès parties, que nous pouvons découvrir les loix que son