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Tome IIe. [BA - CON.]
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du barreau & itu monde, il alla s’en-sévelir dam un disertdc la provincede Pont, où sa tœur Alacrine & laniere Emilie s’ctoient déjs retirée».Cette sainte société mettoit sa gloireà être inconnue , ses plaisirs à souf-frir , & ses richeíTcs à mépriser touslesbiens. Se. Grégoire dcNaziance,

& plusieurs autres, vinrent se for-tner à la vertu dans cette soli-tude. Basile leur écrivit en diverste ms plusieurs avis , que la plu-part des moines ont pris pour leurréglé, & où les fondateurs des mo-nastères occidentaux ont puisé biendes points de leurs constitutions.Après la mort de Pévéqne de Cé-sarée, cn 369 , Basile fut choisi& élu contre sa volonté pour luisuccéder. L’emperetit Valcns , par-tisan fanatique des Ariens, voulutl’engager dans cette secte. II luienvoya Aloi este , préfet d’Orient,pour le gagner par des promessesou par des menaces j mais rienne put l’ébraulcr. Le préfet, sur-pris & irrité , lui dit : Qu’il de-voit craindre qu’on 11c lui ravitses biens, !a liberté , fa vie même.— Ces menaces ne m’effrayent pas,lui répondit Basic : Quiconque n’arien , ne craint point la confiscation.Tous les endroits ni étant indifférois ,comment l’exil fera -1 - il une puni.tien pour moi ? Si vous nienfermezdans une prison , s y aurai plus deplaisir que les courtisans de Valeus.A f égard de la mort , elle fera pourmoi un bienfait , en me réunifiât &l’Etre Suprême... Alodesle encore plusétonné, s’éeria, que personne n’a-voit jamais osé lui parler si hardi-ment. — Peut-être aussi , lui répli-qua Basic , n’itvez-vous jamais ren-contré d’ Evêque. Cette magnanimitédésarma pour quelque teins Valtns.Les Ariens voulurent le Faire exiler.Cc prince foible y consentit, & serétracta. Le saint évéque travailla

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ensuite à appaiser les différois qnîdivisoìent les Eglises d’Orient Síd’Occident, au sujet de Alélècc & dePaulin, tous deux évêques d’Antio-che. II mourut en 379. II étoitfort grand , mais fort icc ; il avoitun air pensif, & parloit très - lente-ment. Son zèle étoit conduit par laprudence : les Catholiques emportésla traitèrent quelquefois de foiblcstc jmais les exemples que nous avonscités, 11e font pas des preuves équi-voques de fa fermeté. . . D. Gar-nies-& D. Prudent Maraud ont don-ne une très- belle édition de sesŒuvres , en z vol. in - folio, avecune traduction latine, 1721 éfc an-nées suivantes. O11 y trouve desHomélies , des Lettres , traduitesen franqois par l’abbé de Bcllegurde,Paris 1693 , in - 8 ; des Commentai-res , des Traités de Alorule. Touty respire une élégance , une puretéque la solitude n'avoit pu étein-dre. Son style est élevé & majes-tueux, ses raisonnemens profonds,son érudition vaste. Ses écritsétoient lus de tout le monde, mê-me des Païens. On le comparoîtanx plus célébrés orateurs de l’an-tiquité , & on peut régaler au*peres de P Eglise les plus éloquens.llermant a écrit sa vie , ï vol. in- 4 'l6 74 -

, V. BASILE , pieux & savantévêque de Séleucie cn lsauric >fut déposé Pan 451 dans lo con-cile général de Calcédoine , p 01lfavoir eu la faiblesse de souscrit 15le faux concile d’Ephèse , en f 3 'veur iVEutychès; mais ayant biemtôt reconnu sa faute , il fut rétabb& reqn à la communion des Catho-liques.Ou a de lui quarante HoméliP’imprimées avec les Ouvrages défi'Grégoire T)>aumaturge,cn 1626 , in 'fol., & dans la Biblioth. des P P*VI. BASILE, médecin, chef | eBogomilcs , hérétiques de Billgari c >