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Tome IIe. [BA - CON.]
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i?o BEN

pourvu de fout , à un prêtre quiIr traversoit , quoiqu’il fût aisé ,comme on l’a fait peut.être tropsouvent depuis, de le réduire parks armes de la justice. “ Voulcz-„ vous, disoit S. Grégoire , un abré-33 gé de la réglé de S. Benoit ? con-3, sidérez sa vie; & voulez-vous„ un précis dc la vie de S. Benoit}„ considérez íá réglé. L’une esta , l’expreslion de l’autre. „ Cettexegle est adoptée par la plus grandepartie des Cénobites d’Occidcnt, estsuivant l’expreffion du même ,î.Grégoire, Aiscretione précipita ser-wone ìaculcnta,.. “ S. Benoit , dit M.3, Linguet , ne prétendoit pas, com-33 me S. Bacótne , savoir reque dej, la main d’un ange; mais il faut33 avouer qu elle étoit plus douce ,„ plus humaine, &, s’il est permis„ de le dire, plus raisonnable qu’au-„ cune de celles qui l’avoient pré-3, cédée dans les autres parties du„ monde. Elle n’ordonnoit rien qui3, surpassât les forces de l’homme.„ Elle n’exigeoit ni macérations3, extraordinaires , ni efforts fur-„ naturels. Elle renferme it les3, principes de conduite les plus„ propres à contenir en paix une„ multitude d’hommes rassemblés.,,Elle tendoit fur-tout à les détour-ner d’une contemplation oisive ,qui avoit produit beaucoup demaux dans les monastères de l’O-iient. Le travail des mains or-donné par le sage Législateur,l'ut, à la fois, la source de la tran-quilité des premiers moines & del’opulcnce de leurs successeurs.Ç’ordre de d'. Benoit devint, pres-que ilès son origine , un des plusétendus, des plus illustres , desplus riches. II fut long-tems, dit unécrivain célébré, un asyle ouvert àtons ceux qui vouloient fuir les op-pressons du gouvernement Ooth &Vandale. Le peu de croissances

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qui restoient chez les Barbares futperpétué dans les cloîtres. Les Bé-nédictins transcrivirent beaucoupd'auteurs sacrés & profanes. Nousleur devons en partie les plus pré-cieux restes de l’antiquité , ains*que beaucoup d’invcntions mo-dernes. . . On a reproché à cet ar-dre célébré ses grandes richesses îmais nous avons déjà fait sentir qu®c'est en défrichant avec beaucoupde peine des forêts incultes & dssterres ingrates , qu’ils fe les si> ntprocurées. Telle ville qui est su-ourd’hui florissante , n’étoit au-trefois qu’un rocher ninl , ou u* 1terrein en friche , devenus fertile*fous des mains saintes & laborieu-ses. Une justice qu’on ne P el ys’empêcher de rendre aux Béné-dictins , c’est que dans les fureur*de la Ligue, ils ne portèrent P 3 ’les armes contre leur souverain >comme tant d’autres religieux.avantage est, aux yeux de la ral 'son & de la religion , beaucoUPplus précieux , que celui d’a v01produit 40 papes, 200 cardinaux ’50 patriarches, r6ao archevéq l,eS j4600 évêques , 4 empereurs) ‘impératrices, 41 reines , & 3 .jgSaints canonisés. Ce détail, P'"^dans la Chronique de l’ordre duBenoit , ne peut partir que d’ujj *outré & mal adroit : c’est ne l jV jpas louer , que d’avoir ree»". -,l’exagératioii. 'loin Ba/liAc , 15dictin de S. iMuur , plus pieu*claire , fâché de ce que k.*' ,& sage Mabillon , son c0ll ^ r . t ' lts ,avoit retranché quelques S* 1 * ^>rdans le grand recueil des acte lSaints de l’ordre de S. Benoit ,senti contre lui une requête a* ^pitre général de l 6 77 - ^\\ée>composoient alors cette au 1 -' 1 ,pensant avee raison que ces jsattributions de Saints font P .tort à tm corps qu’cll&s ne