B E N '
homme. Ils furent précipités l’un& l'autre du second appartement,jusques fur la voûte de la cave.he gentilhomme fut écrasé sous lesruines ; mais Parchevêque n'eutHue de légeres blessures, quelqueshauts de cannes de roseau ayantformé sur sa tête une espece deìoit, sous lequel il avait la libertéd® respirer. On le tira de - là anhaut d’une heure & demie. II prê-cha le jour même, le saint Sacre-uient à la main. Bénéveirt, qu’ilenrichit dc plusieurs édifices, lereconnaît pour un de ses restau-rateurs. II tint des synodes, veillafur les séminaires, & réforma sonclergé. 8es vertus le firent élirePape le 29 mai 17:4. II assembla"n concile à Rome l’année d'après,Pour confirmer !a huile Uuigeuitus.fl approuva ensuite la doctrine desThomistes fur la grâce & la pré-destination. Benoit XIII mourut lefévrier 1730.8a mémoire est eubénédiction à Rome , qu’il édifiaPar ses exemples & qu’il soulageapar ses bienfaits. Ûn zele pluséclairé, un caractère moins indé-terminé , voilà ce qn’il lui aurnitfallu, pour en faire un pontifeaussi grand qu’il étoit saint. Sa ca-nonisation de Grégoire F 7 /lui a faitpeud’honneur. ^.Benoit, n®. 18.
XVII. BENOIT XIV, naquit àBologne en 1675 , de l’iílustre fà-nulle de Lambertiui. Après s’êtredistingué dans ses études , il fut•ait successivement chanoine de labasilique de S. Pierre, cousulteurdu saint-office, votant de la signa-ture de grâce, promoteur de la, avocat conlistorial, secrétaire" e ta congrégation du concile, ca-noniste dc la sacré pénitcncerie,Archevêque titulaire de Théodosieenfin cardinal en 1728-XII le nomma à l’arche-v *che 4e Bot 0 g„ c eu 1731. Après
BEN 13 Ç
la mort de ce pontife en 1740 ,Lambertiui eut 44 voix pour lui,& fut élu pape sous le 110m de Be-noit XIV. í.es cardinaux «voientlong-tems délibéré. Lambertiui leurdit. Eh ! pourquoi vous consumer icien discujjìotts U en recherches > Von-lez-vous placer fur la chaire pontifiacale un Saint > Elisez Gotti tut poli-tique ? Choififez Aldrovamli : — unbon compagnon ? l’rencz-mot .Chaqueannée de son pontificat a été marcpiéepar quelque bulle pour reformerdes abus , 011 pour introduire desusages utiles. La modération , l’é-quité, l’efprit dc paix, ont étéParue de 'son gouvernement. IIavoit cultivé les lettres, avant demonter fur le trône pontifical ; illes protégea dès qu’il y Fut monté.( Voyez Muratori ,’Noris. ) IIfonda des académies à Rome 4 il en-voya des gratifications à celle deBologne. II fit tracer une méridien-ne. II fit tirer de terre le célébréobélisque de Sésojlris. & orna Romede plusieurs momunens antiques. Ithonora plus d une fois de ses let-tres les savans : il les encouragea ,il les récompensa. I.a Sorbonne re-çut de lui son portrait & ses ouvra-ges. II‘ fut accompagner ses géné-rosités d’une délicatesse qui les ren-doit plus précieuses. L'abbé Ga-gliani , célébré littérateur, fut char-gé par ce pontife de ramasser di-verses matières du Vésuve. En lutrenvoyant une caisse de ces curio-sités naturelles , il y joignit unbillet qui ne centenoit que cesmots : Dic ut lapides isti panes fiant.— Benoit XIV lui répondit ainsi ,en lui renvoyant le brevet d’unepension considérable : Vous ne dou-tez pas de V infaillibilité du souverainpontife i je vous en donne une nou-velle preuve. C'c ft à moi qu'tl appar-tient d'expliquer les textes de l'Écri-iure-fiainte : je dois toujours en fiuij'.rliv