BER
ou C'olwnna Jovis , ainsi nommée,â cause d’mie colonne île Jupiterqui fut pareillement renversée. Cesileux Hôpitaux , ilits île son nom ,le Grand L le Petit S. Bernard ,surent desservis avec autant d’exac-titude que ite générosité par deschanoi i s réguliers dc S. Augustin.Bernard fut leur premier prévôt,c'ciî le nom qu’ils donnoient à leursupérieur. Le saint fondateur ayantassuré des secours aux pèlerins ,ulla porter la lumière de la foiaux peuples île Lombardic quifont au levant du Mont-Joïen.ïl en convertit un grand nombre,& après les avoir arrachés auxténèbres de ('idolâtrie, il passa àHome, ou il obtint la continua-tion de fou institut. Les privilè-ges que >e pape lui accorda , ontété renouveltées par Jean XXII ,Martin F, Jean XXII 1 , Eu.KÌnelF, &c. S. Bernard , dc re-tour en I.ombardie, cultiva les fruits**" Christianisme qu'il y avoit faituaitre, & mourut à Novare le î8m, ‘ 1008,âgé de 8; ans. Ses ver-tus éminentes & les miracles letirent canoniser l’année suivante,ses chanoines hospitaliers des Montsot. Bernard , ayant été réunies par■a cour de Borne au chapitre d’Aous-te , à la sollicitation de Charles Emu-uuvl ///, les Hôpitaux sont dirigés•ustuellement par des ecclésiasti-ques séculiers, qui exercent en-dors les pèlerins & les palsans, mieouarité auili constante que désin-téressée.
BERNARD , (Saint ) né en, dans le village de Fontaineon Bourgogne , d’unc famille no-le , se sit moine â l’âgc de îi ans“ siiteaux , avec go de ses compa-Rnons. Son éloquence , énergiquetouchante , leur avoit persuadér\ touoneer au monde. L’austérité4, t bientôt empreinte s.tr ses traits,
BER 149
où la nature avoit répandu les grâ-ces & la beauté. Clairvaux ayantété fondé en 111 ; , Bernard , quoi-qu'à peine sorti du noviciat, enfut nommé le premier abbé. Cettemaison, si opulente à présent ,étoit fi pauvre alors , que les moi-nes faisoient souvent leur potagede feuilles de hêtre, & méloientdans leur pain de Forge, du mil-let & de la vescc. Bernard qui neprévoyoit pas que ses successeursferoient un jour très-riche , portal’esprit de pauvreté jusques dans lesornemens des églises. Voici com-me il parloit â des religieux qui nepensoient pas comme lui : “ Un poete„ s’écrioit : — Dis-inoi , Pontife, que,j fait l’or dans les Toupies ? Et„ moi, religieux, ne puis-je pas„ dire à un religieux : — Dìtcs-moi,„ Pauvres Jì toutefois vous Vêtes,„ que fuit l'or dans les Eglises ? Quel„ fruit retirons-nous de la pompe„ étde la magnificence de nos Tem-„ pies? Que cherche-t-on en tout,, cela? Est-ce pour inspirer des,, sentiment de douleur & de com-,, ponction aux pénitens, ou du„ plaisir & de la satisfaction aux„ spectateurs ? O vanité ! <5 folie !„ L’Eglilc est brillante dans les édi-,, si ces, & désolée dans les pau-„ vrcs. Elle couvre d or les pier-„ res du Temple, & laisse ses eu-„ fansnuds. Les curieux trouvent,, de quoi repaître les yeux , & les,, misérables ne trouvent pas dc„ quoi rassasier leur faim. „ Le nomde Bernard se répandit bientôt par-tout. Le pape Eugène III fut tiréde son monastère pour gouvernerl'égiise. O11 s'adressoit à lui de tou-tes les parties de l’Europe. E11 112&1on le chargea de dresser une ré-glé pour les Templiers , comme leseul homme capable de la leur don-ner. En 1130, un concile que Louisle Gros avoit fait assembler , s'euK iij