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Tome IIe. [BA - CON.]
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210 B 0 Ehonnête lui paroissoit le sel île lavie. II consacroit la matinée Sc unepartie de la soirée à Pétiole, & {'in-tervalle qui s’écoulnit entre-deux ,4toit destiné an public ; le resteétoit consacré à ses amis ou à desamusemens agréables, tels que ceuxde la musique , dont il étoit ama-teur passionné. Tant que fa santéJe lui permit , il monta régulière-ment à cheval. L’âge lui ayantinterdit cet exercice , il sc prome-noit à pied , & quand il ne pou-voit sortir de chez lui, il jouoit dela guitare. Sa philosophie étantincapable de recevoir aucune altéra-tion par la méchanceté des hommes,il désarment la médisance Sc la sa-tyre en les négligeant. 11 en com-paraît les traits à ces étincelles quis'élancent d'un grand feu, U qui s'é-teignent aujsi-tót quand on ne soufflepas dejsus. On a élevé à Leyde ,dans régisse de 8. Pierre, un mo-nument à la gloire de cet Hippo.crate moderne. La noble simplicitéqui distinguoit ce grand homme ,brille dans un monument, au basduquel on lit ces mots : SalutiferoBoerhaaVI Geniosacrum. Sa ré-putation étoit si étendue , qu’unmandarin de la Chine lui écrivit,avec cette feule adresse : A l'illustreBOERHAAVE , Médecin en Europe ;& la lettre lui Fut rendue. On pré-tend qu’on trouva dans fa biblio-thèque , un gros livre magnifique-ment relié , qu’il avoit annoncécomme contenant les plus beauxsecrets de la médecine; onl’ouvrit,on le trouva en blanc depuis la pre-mière page jusqu’â la derniere. Onlisoit seulement au frontispice : Te-nez-vous la tête fraîche , les piedschauds,le ventre libre... est mocquez-vous des médecins. Reste à savoir sîcette anecdote , rapportée en der-nier lieu par quelques journaux ,n’ést pas dn nombre de celles qui

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font plus plaisantes que vraie*'Nous avons lu la même historiesmise sur le compte d'un médec" 1Anglois : preuve qu’elle a été c®, 1 !'trouvée par quelques mauvais r 31 'leur qui vouloit décrier l’artguérir.

BOETIE, [Etienne de la] d *Sarlat en Périgord , conseille*parlement de Bordeaux , cuit 1 *avec succès la poésie latine Sc f* 311 ]qoise. II fut auteur dès l’âge de *.ans, & mourut à zr en 1563 * iGermignan, deux lieues proche B° r J

d eaux. Montagne , son ami, 3

il laissa sa bibliothèque, reçue* 1

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fes Œuvres, in-8.cn 1571- 0 » •trouve des Traductions de div**^ouvrages de Xénaphon Sc de P‘tarque, des Discours Politiqistdes Poésies , &c. Son Autbentcon , ou P Esclavage volontaire , *publié en , dans le tems » ^discordes sanglantes de religion eF rance.

I. BOETIl/S EPO, célébré J 1 '

risconfnlte des Pays-Bas, n 3( l 11á Roorda en i, L mou* 11 'Douai en IÇ99. On a de lui P*'sieurs ouvrages fur le droit & 1d’antres matières. r

II. BOETIUS, [Hector]fois , né à Dundee , d’unenoble, au seizième ficelé, se h*- - (1mer Sc estimer des savans detems. Erasme en parle avec

O11 a de lui des ouvrages h''*®ques. Le principal est Historia "torum , Paris 157; , in-fol— ' 1Boece est Boodt.

BŒUF. Voyez Beuf.

BOETTE. Voyez BouetT 5 ’,

BOEFRAND, [ Ger>" 3 "'^architecte , fils d’un sculpte' 1 * >d’une sœur du célébré sJttinault1à Nantes en Bretagne Pan ‘"“jjmourut à Paris en 17;;. Elev® ^Hardouin Alansard, qui lui c01> ^la conduite de les plus grands