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Tome IIe. [BA - CON.]
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deur, & presque avec un peu descepticisme.

BOIARDO , [Matteo-Maria ]comte de Scamliano , fief relevantdu duché de Ferrare , gouverneurde la ville & citadelle de Rcggio ,s’appliqua à la poésie Italienne &Latine. Son ouvrage le plus connu,& qui lui a fait un grain! nom par-mi les poètes Italiens, est le poèmeA'Orlanio inamorato ; le fonds esttiré de \iChronique fabuleuse dc l'ar-chevêque Turpin. II le composa àl’imitation de VIliade. L’amour deRolland, pour Angélique estle sujet deee poème : le siégé de Paris y tientla place du fiege de Troie , Angé-lique ceïïe d'Helène : des négroman-eiens y jouent le rôle des Divini-tés. Les noms des héros qui rem-placent ceux de la Fable , Agru-jnante, Sacripante, fíradajso, Alan-Aricando , Lc. font pour la plupartceux que portoient alors des pay-sans de fes terres, & dont quel-ques - uns se conservent encoredans le pays. De même , les sitesqui se trouvent décrits dans sonpoème , sont ceux des environs deScandiano , ou d’autres lieux voi-sins qui lui appartenoient. L’Or-lando furioso de 1 ’Ariojle n’est enquelque forte que la continuationde l 'Orlanio inamorato , que fouauteur laissa imparfait.Mêmes hérosdans les deux poèmes ; leurs aven-tures , commencées par le Boiario,font terminées par V Ariofle : en-í'ortc que la lecture dc l’iin est ab-solument nécessaire pour la par-faite intelligence de l’airtre. Ou nepeut refuser an Boiario l’imagiua-tion la plus vive & la plus bril-lante; & à ce titre, il doit être re-gardé comme un des plus grandspoètes que l'Italie ait produits. SiYAriofie lui est infiniment supérieurdu côté du style & du coloris , ilne le cede peut-être pas I VArieJtr

peur l’inventioa & la variété slSÎépisodes. Ce dernier lui doit bess'coup , & c’est souvent paré de >dépouilles. Boiario n'eilt P aStems d’achever son poème.las Agoftini, qui faisoit avec la pb*grande facilité des vers médiocres ’le continua. Mais s’il avoit q l ' e 'que chose de la facilité de jmodelé, il n’en avoit ni l'esprit,r’l’imaçination , ni l’art (Rattacherd’intéresscr. Son travail n’etit aH'cim succès , & s’il a été imprij’ 1plusieurs fois , c’est parce q l, íl _l’a toujours mis à la fuite du B<n ar ^do. Ce poète romancier est el £core auteur d ’Eglogues Latines ytimées , & imprimées à RegS |0 e ’içoo, in-4- & dc Sonnets qu*le font pas moins , Venise i 5 °i’Ì11-4. ; d’une comédie intitulée \mon , à Venise 1517 , in-8- tre ^rare , & la premiere picce dcgenre qui ait été , dit-on , conss**fée en vers italiens ; de quel<] 1 *autres Poésies Italiennes , & desieurs traductions d’auteurs& Latins, tels qu' Hérodote & "f,lée. 11 mourut à Rcggio , l e f°. ortvrier 1494. La meilleure édit*du texte original de >' Orlanioraío, est celle de Venise, par les “tes Nicolini de Sabio , en Il'f*’in-4 ; je dis , le texte orig>" a ^parce que ce poème a été ei»refait par le Bemi... Voy. BER 11BOIER. Voyez Boyer.BOILE. Voyez Boyle. tI. BOILEAU, ( Gilles ) f re Jeaîné de Despréaux , ctoit lb sGilles Boileau, greffier de la g 1 ? 1 ’ 1 j|chambre du parlement de P arlS '^sse brouilla avec son cadet,que celui-ci eut commencé » , •de s vers. On connoît cettegramme dc Liniére , rapportée ‘le Bolœana : . . f(

Veut-onfavoir pour quelle af 11Boileau k rentier aujour A'hn*