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lettres avec la plupart des favansde l’Eurnpe,& sur tout avec ceuxd, France... JImclot de la Ho.jfuiepretei.C qu'i) pouvoit bien êtrede la maison de Bonne, origi-naire du Dauphine; qu’il fit partde la promotion, comme parent,à M M le duc de Lesdiguieres & lecomte de Saulx Ion fils, par unelettre de compliment cachetée auxarmes de borne. Le duc y répon-dit d’autant plus obligeamment,qu’il regardoit ce nouveau cardi-nal , comme un sujet universelle-ment estimé & digne de parvenirau pontificat. II le prioit à la finde la lettre de vouloir bien ajou-ter à 1 honneur qu’il lui avoit faitde le prévenir , la grâce de luienvoyer son portrait, pour le pin-cer , disoit-il , avec celui de M. leConnétable , notre commun parent.
BONAC, ( Jean-Louis d’UssoN,marquis de ) d’une ancienne fa-mille du pays de Donnezan , futd’abord capitaine de Dragons. LouisJi'IV lui ayant connu beaucoupde talens pour les négociations ,le nomma en 1701 son envoyéextraordinaire auprès de CharlesXII roi de Sucde , & ensuite au-près de Stanislas roi d« Pologne.De retour eu France en 17 0, ilfut envoyé en 1711 en Espagne,pour engager Philippe V à entrerdans la négociation de la paix en-tamée alors avec l’Angleterre. IIréussit dans cette commission, dif-ficile par le mécontentement quel’Elpagne avoit des conférences deGertruidcmberg. Nommé en 1716ambassadeur à Constantinople , ily jouit pendant neuf ans de la plusgrande considération. Ce fut lui quidétermina le Grand-Seigneur à en-voyer une ambassade folemnelle auRoi de France ; & ec fut la premiereque nos rois eussent reque desempereurs Ottomans. Cette am-
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bassade fut le sujet d’une médaillefrappé en 1722. Le séjour dumarquis de Bonac h la porte, su®marqué par un autre événement.Le Grand-Seigneur & le Czar d*Moscovie le choisirent pour mi-nistre médiateur, à t’occafion destroubles de Perse, & de l’invalm»que Pierre le Grand avoit faite dansquelques provinces de cet empi-re. II termina ce différend à la sa-tisfaction des deux partis , qui I ecomblèrent de marques d’honneur.Le Czar lui donna le collier deIon ordre de St. André. Le mar-quis de Bonac , nommé ensuite am-bassadeur en Suisse , n’y demeuraque peu de tems à cause de f*mauvaise santé. II mourut d'ap°-plexie à Paris en 1738 , à 66 ans,avec le titre de conseiller - d’étatd’épée. 11 joignoit aux connou-sances d u négociateur les lumiè-res de rhomme-de-lettres, & beau-coup d’esprit naturel à toutes lesvertus du citoyen.
BONACINA, [Martin] cano-niste de Milan, étoit docteur enthéologie & en droit canon. U 1 "bain VIII l’envoya nonce en Al-lemagne ; mais il mourut avantque d’arriver à Vienne, en 16J 1 ’II est auteur d’une Thioltgie mot 3 "le , d’un Traité de sélection des P a 'pes , & d’un autre des Bénéfices. CÇ Sdifférons ouvrages ont été imi>k'"mes a Venise, en 175:4, Z ’in-fol. Ce recueil a eu peusuccès en France, parce qu'o» ra des ouvrages meilleurs fus cmatières que Bonacina a traitées-BONAMICI. V. BuonaMíCí-BONAMY, ( Pierre - Nicolas/»é à Louvrcs en Parisis, sous-hj.'bliothécaire de 8. Victor , puis h 1 'topographe & bibliothécaire de ‘ville de Paris, mourut dans cette ca-pitale en 1770, à 76 ans. (J’étoit 11homme plein de candeur & de p r0 *