2)3, B.O N
Fait informer contre lui , & ne lereconnoît empereur, qu’à condi-tion qu’il déclarera la guerre à Phi-lippe le Bel, roi de France. D’unautre côté il soulevé contre ce der-nier prince , son frété Charles deValois, fait don du royaume deFrance d Albert, & lance une bulledans laquelle il dit, que K Dieu,, l’a établi fur les rois & les royau-„ mes. „ Philippe le Bel fit brillercette bulle à Paris. Boniface s’envengea par la constitution VnumSanclam , dans laquelle il soumet)a puissance temporelle à la spiri-tuelle. Les grandes prétentionsétoient appuyées fur des preuvessingulières. “ JÉsus - Christ,„ près de fa passion, demanda à ses„ disciples deux épées : or, ces„ deux épées font manifestement,, les deux puissances par lesquelles„ le monde esc gouverné , Ic Sa-v cerdoce & VEmpire; car deux„ glaives font dans les mains des}> Apôtres, puisque Jésus-Christ,, dit à St. Pierre ; Mets ton épée,, dans le fourreau ; comme s’il di-„ soit: Elle est à toi... Dieu, au„ commencement du monde, créa„ deux luminaires : le grand lu-,, minaire est le Sacerdoce , qui ,„ comme le Soleil, éclaire par fav propre lumière : le moindre lu-,, minaire est VEmpire , qui, comme,, la Lune , n’a qu’une lumière„ d’emprunt. „ La plupart desdocteurs, les princes mêmes, &ccux qui les défendoient contre lespapes , ne rejettoient pas ces argu-mens , ils se contentoient d’en res-treindre les conséquences. 11s nevoyoient pas que les deux luminairesfont le Soleil & la Lune, & rien deplus : & les deux glaives, deux épéesbien tranchantes, comme celle deS. Pierre. Jamais, dit l’abbé Fleury,on ne prouvera rien au-delà. Bo-niface finit par lancer une bulle
15 U N
foudroyante, quimetteitla v r , te(en interdit. Philippe fait * r %idans l’assemblée des trois -royaume, qu'on en appellera ®l> ^concile. Nogaret passe en Ftal' e ’ a [sle prétexte de signifier l’app^’réellement pour enlever I e P j,On surprit Boviface dansville de son domaine , où il et^Nogaret s’étoit joint à Sci^ plomé , qui eut, dit-on la bn 1 * , cde donner un soufflet au p®P e jjsson gantelet. Nogaret lui doP 1 ' 5 ^gardes, voulant l’emmener a L p.où devoit se tenir le concile-^;,tnfuce pendant ce tumulte se re ., (tde ses habits pontificaux , Itl 'tiare , & prit les clefs d’unt A& la croix de l’autre , dis® 1 ’ 1 j,;.étoit Pape , N qu'il voiilaj 1 'rir Pape. 11 mourut un niais ®r ^de chagrin, en 1303, à K slH ' jtJ iiS |il étoit allé, après que les “ a ", a iit»d'Anagnil’eurent dclìvré de? 1 . lt fdes François. La veillequ’il fut pris , il prép® 1-0 ' 1 i £ ii'bulle qu’il devoit publier- “ \tdemain , jour de la Nativité ^Vierge. II y disoit , entr ^ 1choses, qu'il avoit eu le lt
gouverner les Rois avec lade fer , pf de les brifi r C . qiúdes vases de terre. Ce fut 11 qii<canonisa S. Louis, en rî 97 ’„ittinstitua , en 1300 , lechaque centieme année, Q 11 ' , a c tla tiare d’une seconde cfll, p! [ ;cii ,f& qui recueillit en 1:98 , ' e , e Vlivre des Décrétâtes , »PF, 1 r® síSexte , dont sédition I® P 1 * i®'est celle deMayence, l ^ e l' ì cO ! ffolio. (FiryeïDlNUS. ) 0 »^ A0>!de lui quelques ouvrages- ^>t®lavant pour Ion tems ; inalS 4 jú c lii e 'science confuse & peu ^ qO cqui ne vaut guere in' e "signorance. v
xi. boniface i*; ^ ■Utam, d’une famille n®" ’ 1