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une bibliothèque estimable par lechoix des livres & la propretédes reliures,
CAHDSAC, ( Louis de)écuyer , né à Mnntauban , où sonpere suivait le barreau , commençases études dans cette ville , & lesacheva à Toulouse , où il fut re-çu avocat. De retour à Montau-ban , il obtint la commission desecrétaire^ de l’intendance. Cç futpendant-qu’il exerqoit cet emploi,en 1736 . qu’il donna la tragédiede Cbaramond, dans laquelle il ablessé la vérité historique , fansrendre son sujet théâtral. Nul art,•nul contraste: l’intérêt, trop parta-gé , ne peut se fixer sur anctin despersonnages. Ijbarawend est, de temsen tems, moins un héros qu’nn fat.On y trouve plusieurs vers tour-nés avec esprit, mais trop d’antí-thòses , trop peu de nombre Scd’harmonie. Cette piece eut pour-tant quelque succès. L’envie d'al-ler jouir à Paris des applaudisse-ment du parterre, lui fit abandon-ner la province. Le comte de Cler-mont l’honora du titre de secré-taire de ses commandcmcns. Cefut en cette qualité qu’il fit la cam-pagne de 1743 avec ce prince ,qu’il quitta ensuite , pour se livrerabsolument à la littérature, L’O-péra Voccupa principalement j ileut le bonheur de ne point éprou-ver de çhûte dans cette carriers ,dans laquelle il s’ouvrit une routenouvelle. L’art de lier le? diver*tissemens à faction , de les en fairepaître , dé les varier , de les ren-dre animés , sembloit lui être ìé-servé- II a rappelle sur le théâtrelyrique la grande machine si né-gligée depuis Qitinault , & si néces-saire à ce théâtre; mais il ne fautpoint chercher dans ses produc-tions la douceur & l’harmoniequ’exige la poésie chantante. Cet
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auteur mourut à Paris a n ma ìs deJuin 1759. II é toi t d’un caractèreinquiet , vif , & trop exigeant tfort délicat fur la réputation , ®d’une sensibilité qui altéra son cer-veau , & qui abrégea peut-ctre se sjours. L’éloge & la satyre exci-toient également fa vivacité. U®Journaliste ayant beaucoup h» 11 ®l’opérj de Zoroaflre , Cabusuc hndit en l’embrassant : Ab ! quejevousai d'obligation ! Vous êtes le ft u ‘homme en France qui ait tu lede dire du bien de mes... On a de lv> -I. Grigri , in - 12 ; c’est un pe t .‘ troman joliment écrit. II UIJijl 0,te
de la Danse ancienne U moderne ,
3 petits vol. in-12, que les savaneont bien accueillie. III. II a donneau théâtre Pbaramond & le Comtede Warvìck , tragédies ; Zinêide ®VAlgérien, comédies; les FêtesFolymnie, les Fêtes de VHymen,ZtAtsNais , Zoroaflre, la Nuisance d' 0 -Jìris , & Anacrion , tous opéra joutre celui des Amours de Tcn'Pjf,qu’on lui attribue aussi. II a laisseen manuscrit une tragédie de 3 l lin "lius, avec deux comédies, le M a hadroit parsinejje , & la Dupe de f 01 'mime.
CAJADO, (Henri ) poète La-tin né en Portugal , mort âen 1508 d’1111 excès dc vin, a laissedes Eglogues, de» Sylves L des Epfgrammes, Bologne, 1501 , >n- 4 -On remarque dans toutes fo l’ r °'ductions un tour heureux , “’jgénie, de la facilité , de l'élégance:ses épigrammes ne manquent p aSde sel.
CAIET , (Pierre Victor Pal» 13 )né en 1Ç25 à Alontrichard en To«-raine , d’abord ministre Protestant,attaché à Catherine de Bourbon, s® llïà.'Henri IV, fut déposé dans un sy-node , fur l’impertinente accista-tion de magie. Cette condamnationhâta son abjuration. II 1a fit à