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d u Feu sans Faire aucun mouve-ment , & fans donner aucun signede douleur. Quelqu’un lui ayantdemandé s’il n’avoit rien à dire àAlexandre ? — Non , répondit le phi-losophe , je compte le revoir bientôt« Babylone. Le héros étant morttrois mois après dans cette ville ,on crut que le brachmane avoit étéprophète ; & cela n’ajouta pas peuau merveilleux de son histoire.
CALAS, (Jean) négociant deToulouse, de la religion prétendue-réFormée , ftit accusé d’avoir étran-glé , le iz octobre 1761, Marc.Antoine son fils, en haine de la re-ligion catholique , qu’il vauloit,( dit-on ) embrasser , ou qu’ilprofessait secrètement. Ce jeune-homme , d’un esprit sombre , in-quiet & violent, s’étoit vraisem-blablement détruit lui - même ; ce-pendant la populace n’accusa pasmoins le pere d’être coupable dela mort de ce suicide. II fut arrêté,condamné sur des présomptions dela plus grande force, mais fansaucuns témoins oculaires du cri-me, appliqué à la question ordi-naire & extraordinaire, enfin rom-pu vif le y mars 1762. II parut aupublic qu’il y avoit de l’inconsé-qucnce à juger un vieillard, âgéde 63 ans, comme seul coupabledu meurtre de l'on fils , Agé de 29ans , fans la participation d’au-tuu de ceux qui étoient alors dansla maison. Cependant Jean-PierreCalas , frere puiné d ’Antoine , nefut condamné qu’au bannissement;& la femme de Jean Calas , sa ser-vante , & le fils d’un avocat de Tou-louse, nommé Lavaijfe , qui assu-roient n’avoir pas quitté l’accusé ,furent mis hors de cour. Calas sou-tint les douleurs de son suppliceavec une résignation héroïque. IIne s’emporta point contre ses ju-ges , & ne leur imputa poipt fa
CAL
id
fnort. 11 faut , dit il, qu'ils aient U‘trompés par de faux témoins; je meurtinnocent j Jésus-Christ qui étoitnocence même , a bien voulu mourirpar un supplice plus cruel encore. L*veuve & les enfans de cet inf" s 'tuné vieillard se rendirent au pieddu trône , poitr faire revoirprocès au conseil du roi. Cinquantemaîtres - des - requêtes , assen'hJ íSpour cette grande affaire , décla-rèrent Calas & fa famille jnnocen s 'Ce fut le 9 mars 176? q« e ‘ urendu cet arrêt mémorable, f 0 ! 11 'me le conseil, au lieu de décides’il y avoit lieu à revoir le P r °'cès, & dans ce cas, le renvoyésà un parlement, le jugea quant afonds , l'arrèt ne put avoir d’e* e 'cution dans le ressort d u P jr e *ment de Toulouse. Le roi tép 3t ^par ses libéralités les malheurs af*
- ---- - j : -rît d*
Onles
1 ont ,
rivés aux Calas, fi cependanttels malheurs font réparables,recherche encore aujourd’huiMémoires que MM. de Beaunioo* *Loifeau & Marìete publièrent P fl ^faire triompher l’innocence. ^°'. 1aussi le tome IV de la continuât 1 ®des Causes célébrés, par M. deVille.
CALASIO, (Marins) Franc' 1 'cain, professeur d’Hébreu à Ro" 1 ^’composa une excellentedance des mots hébreux de la .ble, en 4 grands volumes ifl-foh ’imprimés à Rome en 1621, * e .fuite à Londres 1747, fous le &
me format & avec le même
nom-
bre de volumes. Cette édition*
plus estimée que celle de Rome-été donnée par Guillaume Roma'"^Le fonds de cet ouvrage, utile anHébraïsans, est pris dans la CôneV’dance du rabbin Nathan.
CALCAGNINI, ( Celio) fils 1 *'tnrel d’un ecclésiastique de Ferre, après avoir servi dans les tr®pes de Pemp.Maximilitn Sc du p*P