. CAP
l’an 490 de J. C. On croît qu’il6toit Africain & proconsul. On aà lui un poème intitulé : De nus-
t-'H Fhìlohfiít & Mercnrii , & des^pteiit Artììris liheraltbus Grotius,àqé seulement de 14 ans, donna"ne bonne édition de cette p r o-miction médiocre en 1599 > în-z,^'°c des notes & des corrections,î rétablit une infinité d’endroits««rompus, avec une sagacité admi-™!e dans ub enfant de son âge.^APELU. Voy. Cappelli.CAPELLO , [ Blanche ] d’nne" es P'iis illustres Familles patricien-»es de Venise , seconde femme de, ""feU U de Méíicìs , grand-Duo*' e Toscane, se vit élevée au rangl'Prèine par un événement singu-p. r - Un jeune Florentin , nomméterre Bonaventuri , d une famillerunnète, mais pauvre , commis dei dwison de banque que tenoient à''«lift i es s uivi , U i de Florence ,iptoit en face du palais Capello.11 v jt Blanche , que la nature avoitouee d’tnie beauté rare í il en, ^?ì"t éperduement amoureux, &j. 1 "t l’aveu de fa paísion. UneS"re intéressante parloit en faveure Bonaventuri : il fut écouté.a »che ne put fe défendre de l’ai-cr dès cette premiere entrevue ;j. «Hé hésita d’autant moins à seVret à son penchant, q n'elle pritl x c e moment Bonaventuri pour“‘î’ííiíí lui méme, homme d’uneaison très.considérable à Florence,
. a laquelle la sienne pouvoits’al-jf Ct fans disproportion. Désabuséet ’ r ce Point dans un second en-tien qu'elle eut avec lui, elleP«ibt l’el'pérance de Pépouser ,j). S , cc sserdel'aimer , & lui défen-se ? e ia voir désormais. Bonaven-tra* ’ ^' Us passionné que iamais,»n ^ m °ye« rie lui faire parvenir"ìirt, par lequel, il la con-° lt j avant de prendre une der-
C A P 4i;
niere résolution , de profiter del’obscurité de la nuit, & du terrisoù tout le monde dans fa maisonscroit livré au sommeil, pour ve-nir le trouver & lui accorder unentretien; ce qui lui étoit d’au-tant plus aisé, qu’elle n’avoit quela rue à traverlei. 11 !a rafliìroit enmême tems fur les fuites de cettedémarche , eu lui jurant que favertu 11e feroit point compromisedans ce rendez vous nocturne.Blanche , trop éprise & trop foiblepolir fe refuser à cette proposi-tion , sortit de sa maison la nuitsuivante, dès qu’elle crut pouvoirle faire avec sûreté , laissant laporte entr’ouverte pour son re-tour , & se glissa dans la chambrede son amant. EUc en sortit versla pointe d u jour, & voulant ren-trer chez elle , la porte fe trouvafermée. One faire dans cette cruel-le circonstance ? 11 s’agissoit deprendre un parti prompt & décisif.Blanche le prit fans hésiter : elle en-gagea fa foi à Bonaventuri , & luiproposa de fuir avec elle , ce quifut exécuté sur le champ. Ils fejetterent dans la premiere barque ,fans même avoir eu le tems de fedéguiser, & étant sortis heureuse-ment des Lagunes , ils prirent lechemin de Florence. Arrivés àPistoie, un prêtre leur donna labénédiction nuptiale. Bonaventuriconduisit fa jeune épouse chez sonpere , qui vivoit obscurément àFlorence dans un état très - voisindc la pauvreté. Blanche, consoléepar l’amour des disgrâces de la for-tune , partagea fans murmurer avecsabelle-mere , les soins les plus bas& les plus humilians d» ménagé.£Ile vivoit ainsi depuis quelquetems, ne fe laissant presque jamaisvoir hors de fa maison ; lorsquele hazard ayant fait passer le grand-l)uc fous ses fenêtres ; elle en futD d iv