49*5 C E L
la Fouille en 1225 , de parens obs-curs , mais vertueux. II s’enfonçadans la solitude dès l’ûge de 17ans , puisa ensuite à Rome , y Futordonné prêtre, & se fit Bénédictin.II se retira peu de te ms après auMont deMajelle, près de Sulmo-ne. C’estlà qu’il fonda un nouvelordrp, connu depuis fous le nomde Célestins , approuvé par Gré-goire X au second concile généralde Lyon, & supprimé en Franceen 1778. Le nouveau fondateurse confina dans une cellule parti-culière , si bien fermée , que celuiqui lui répondoit à la me fie, leservoit par la fenêtre. C’eft dansce réduit qu’on l’alla chercher pourêtre pape cn 1294. Les députésvirent l’hermite octogénaire élupontife, à travers une grille , pâle ,desséché , la barbe hérissée, & lesyeux enflés de larmes. O11 lui per-suada d’accepter la tiare, & il quittasa caverne. II vint , monté surun âne, à Aquila, s'y fit sacrer,& commença déjà à faire repentirles cardinaux de leur choix. Lcnouveau pape, avec les intentionsles plus pures & les plus droites,commit bien des fautes par simpli-cité , par ignorance , par défautinexpérience, par l’artifiee de sesofficiers. Les mêmes grâces étolentaccordées à trois ou quatre person-nes; les bulles , scellées en blanc;les bénéfices donnés avant qu'ilsfussent vacans. O11 murmuroit detous côtés. Le bon Célejlin , instruitde ce soulèvement, donna sa renon-ciation au pontificat , cinq moisaprès avoir été élu , à l’instigationdu cardinal Cajetan , couronné aprèslui fous le nom de Boni/act FUI.C’est un conte, que son successeurlui en inspira la pensée , en luiparlant la nuit avec une sarbacane.Ce qu’il y a de sûr, c’est que lenouveau pontife le fit eufcimcr
C E L
4 »ns le château de FuinntiC enCampanie. Des soldats lc gardoientjour & nuit, & ne le laissoient voirà personne, de peur qu’on n'abuiâtde fa simplicité pour lui persuadesde remonter sur le siégé pontifical-lierre de Mouron , ci - devantpape, mourut dans son cachot ,en 1296 , deux aus après ton élec-tion , regardé comme un hommede bien , & un pontife imbécile-Clément Fie canonisa cn f 31 j -le méritoit par ses austérités & j c!vertus , & par la résignation avec la-quelle il avoit supporté les in- 'commodités de fa prison & les sau-vais traitemens de ses gardes. Oa de lui divers opuscules dans la ‘ >t "hl'wtheque des Pcres.
CELESTIUS. F. m. Pelage.
CELLAMARE,( AntoineGiudice , Prince de) grand d’El'pagne , & grand écuyer de la reine,né à Naples cn 1657 d’tinefa ml1illustre , originaire de Gênes, ' u .élevé auprès de Charles r#d’Espagne. II fit plusieurs campa-gnes , & entr’autres celle de i 7 0 'cn Italie, où il accompagna*ses dépens, le nouveau roi Phil’PrF’ , petit - fils de Louis ’pour défendre Naples. II se.trofla même année à la bataille ‘Luzzara, après laquelle il fut ^maréchal de camp des armées demajesté catholique. 11 servitcette qualité au siégé de ■ (en 1707. II y demeura pris»"*"des Impériaux , &■ fut conduitchâteau de Milan avec d'autseigneurs Napolitains. II " e . ])(]échangé qu’en 1712, après Ç'ans de détention. II sc rendit 3en Espagne , où il devint mi»*du cabinet. Nommé en 17*5 utbassadeur extraordinaire à l 1 ® j ade Fiance, il y resta jusqufin de 1718 , qu'étant devenu ,
pect, il eut ordre de soitir 111 ►
sainn"'