W, dit-on , L cette cruauté par tePhilosophe Arrius , l'un de ses cour-til'ans, qui lui dit “ que le monde» seroit embarrassé île deux Céjars,
1 » & qu’il n’en pouvoit souffrirn qii’nn. „
CESONIE , ( Milonia ) Femmel’empcrcur Calignlu , n'etoit nifo ‘t jeune ni Fort belle, lorsque* c Prince l’épnusa l’an 39 de J- C.Mais elle avait l’art de se Faire ai-b»er, entrant dans tous les goûts de[ on époux, raccompagnant danstes voyages habillée en Amazone,nattant son inclination pour le luxe^ la volupté. On prétend qu ellepoussait la complaisance jusqu’âpermettre qu’il l’exposíit nue auxî' c nx de ses Favoris , dans la Fu-reur de Fes débauches insensées.
ayant été assassiné , Cf'c-*■<«1 envoya le tribun Pelius Lu-$' :s 1 pour se défaire de t '(fonte &® e sa tille Julie Drujtle . Cet hom-me perqa la mcrc de plusieurseoups d’épée, & écrasa la tète deI* tille contre la muraille de lagalerie où s 0 n pere avoit été poi-gnanlé, afin qu’il nc demeurât rienPn sang si abominable. CésonicPtasenta son sein découvert au Fer*! meurtrier , avec une eonltancea< 'mìrable.
*, CESPEDES , (Paul) peintre deordotre, s’est rendu célébré aue, 2 ieme siécle , en Espagne & enlalie où il fit deux voyages. Sa ma-lcre dc peindre approche beau-'*° U P de celle du Corrigé : mêmex actitu(i c dans le dessin , mêmej urc c dans ['expression , même co-0 r ts. On ne peut encore voir fansmotion fou tableau de la Cène danscathtjùrjie de Cordouc, où cha-j'm,Apôtre présente un caractèremerent de respect, d’amour &u laiotcte; le Cíirist , un air àà ™*s de grandeur & de bonté ;Jiaìus , un air chagrin & Faux.
■Ionie II,
Les talens de Cespedes ne .Febor;noient pas à la peinture ; si l’on eiicroît renthousiasme des auteursEspagnols pour cet artiste , il Fu£philosophe, antiquaire , sculpttur jarchitecte, savant drins les langueshébraïque, grecque, latine, arabe& italienne , grand poète & secondécrivain. 51 mourut en idog , âgédéplus dc 70 ans.
CESTIUS , satyrique impudentsosa exercer sa criiique sur Cicéron,Sa témérité fut punie comme elldméritait. Cc censeur parasite maniageoit un jour chez M. Tullins , filsde Cicéron , qui avoit alors le gou-vernement de l’AIìc. Tullius , quine tenait 1 ien du géuie de son pere 4& qui avoit très-peu de mémoire 4demanda plusieurs fois à un de fesdomestiques , qui était celui quimangeait ail bes-bout de fa table?Comme il oubliait toujours le nomde Cestius , le domestique lui ditenfin : (Test ce misérable censeur ,qui soutenait que votre pere étoit unignorant... Tullius indigné ordonnaqu’011 apportât des verges , & fitrudement fouetter le Zo'ile en f*présence.
I. C E T IIE G U S , noble Ro-main , qu’on croît être le même quePublias Cornélius Cetbcgus , qui pritle parti de Marins contre Sylla ,jouit d’un si grand crédit dans Ro-me, qu’il étoit presque impossiblede réussir en rien sans son entremise aII avoit une maîtresse à laquelle'il 11e pouvoit rien refuser , & qui jpar cette raison, disposait à songré de toute la répfibliqne. Lucullusfut ohlijjé de faire sa cour à cettefemme , pour obtenir la permissiond’aller combattre Mitbriláte ; Lles Romains de la prcmicre qualité,'ne rougirent pas de commettre'mille bassesses, pour monter ítrtícharges par la recommandation deCctbegat. ,