Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
515
JPEG-Download
 

. C II A

Marseille, & alla mourir les®rmes à 1a main , à la bataille dePavie en r ç2ç, Si François I l'a-V°it cru , il se feroit retiré, au-de courir le risque de cetteJournée. Chabanes cut son chevalsous lui, & eomme il fe met-™it en état de combattre á pied ,

11 fut Faì t prisonnier par nu Espa-gnol, tué brutalement de sang-r °id par un autre... M. d'Arnaudra pporte sa mort à un autre éve-^ment que la bataille île Pavie.

Paij'ce( dit cet écrivain) com-í’andoit dans une citadelle ; ìUvoitait une sortie vigoureuse , il estrouvert de blessures; il veut re-P re stdre le chemin dn Fort : les7"léguois, lui ferment le passa-Alors il s’appuie contre unepuíaille, se défend long-tems avec°u épée , soutient le choc de plu-le urs assaillans; cédant enfin à fa■ualheureuse situation , il tombe tout'ouvert de sang > un soldat à l’in-Umanitc do lui décharger un coupj® Pigue sur la tête, il lui frasasseOs; l’épée échappe enfin desOins de la Palice ; il est traîné*Pirant à la tente de Gonsalve ,ì' menace de lui faire foussrirbi^ r ï’ ort ignominieuse, s’il n’o-|. ‘S' à l’instant les assiégés de luivrer le f ort- ç e g ra nd . homme^°nte tranquillement l’Espagnol,t * e contente de proférer cesur° ' â'une voix mourante : QtCon\'i '\ >0ríe aux piedsdts remparts ! &! soit appel 1er son lieutenant,

’ 11 paroît. “ Cornon, lui dit-il,ra "s“lve que vous voyez, menv'' ce '1c m’ôter un reste de vie , si51 Toi,s ne vous reudez prompte->! r nunL Mon ami, vous devez»ì /m 0 * 1 611 stucl état est la cita-’ | ‘ c : regardez-moi comme unt a '° mine déjà mort; & si vous1 v ’'^ quelqu'clpoir de tenir juf-* u * l'arrivée du due de iVr«

CHA íig

„ motets, faites votre devoir. „ LitPnlice ( continnue le même auteur )n’étoit ni Grec , ni Romain 5 ilétoit François. On devroit re-cueillir un nombre dc ces traits,& les mettre dans les mains denos jeunes militaires : une sem-blable lecture vaudroit bien notreHistoire ancienne; ce feroit, cuquelque forte, des portraits de fa-mille que nous aurions fous lesyeux... Jleudoza , un des générauxEspagnols, 11c put ( dit l’Histoire )s’empècher dans une occasion des’ccrier : O heureux LA PaliCe!que Ferdinand avec toute fa puis*sauce , que Gonsalve avec toute sonhabilité , me paroijsent petits auprèsde toi ! Eloge d’autant plus Hat-teur , qu’il étoit dans la bouche d’ui*ennemi.

I. CHABOT, C Philippe ) sei-gneur dc Britn , d’unc famille il-lustre originaire du Poitou, ami-ral de France, chevalier des or-dres de S. Michel & de la Jarre-tière , gouverneur de Bourgogne& de Normandie , fut pris à labataille de Pavie en 1525, avecle roi François I , dont il étoitle favori. Ón >'envoya Pari igz;en Piémont , à la tête d’une ar-mée : les villes dn Bugci de laBresse, de la Savoye, lui ouvri-rent leurs portes. H auroit pousséplus loin ses conquêtes , si ses en-nemis n’y eussent mis des bornes.O11 ne fait pourquoi Moutmorenci& le cardinal de Lorraine, jalouxde fa faveur, l’aceutcrent de mal-versation. Une commílsion, à latête de laquelle étoit le chance-lier Poyct , le condamna cil 1541à perdre sa charge , & à payermie grosse amende. Frauço s /,aux reproches duquel il avoit ré-pondu insolemment , auroit vou-lu un arrêt ile mort , pour le ren-dre plus respectueux , Sc pourK k ij