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Tome IIe. [BA - CON.]
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te tragédie , nu plutôt dc cettepastorale héroïque... Les hommesun peu instruits des anecdoteslittéraires, ont fans doute en-cn-du parler du fameux soupé fait àAuteuil, qui se termina par un évé-nement plus vrai que vrai-lcmbla-blc. Le vin jeta tous les convivesde la joie la plus immodérée dansla morale la plus sérieuse. Les ré-flexisns fur les misères de la vie& sor cette maxime peu conso-lante de quelques sophistes an-ciens : shte le f renier bonheur c/f d cne f oint mitre , U le second de mou-rir promptement, leur Ht prendreune résolution extravagante: ilsfc déterminèrent à sc jetter dansla riviere qui n’étoit pas loin.La Folie alloit se consommer , lors-que Molière leur représenta qn’iinesi belle action ne devoit pas êtreensevelie dans les ténèbres & qu el-le mérítoit d’étrc faite en pleinjour à la Face de tout Paris. Cetteplaisanterie les arrêta dans leurbeau dessein , & Chapelle dit enriant : Oui , MeJJicurs, ne nous noyonsque demain matin ; U en atten-dant , allons boire le vin qui nousreste. On sont bien que le jour sui-vant changea leurs idées. Cet aima-ble Epicurien vécut fans engage-ment, content de huit mille livresde rente viagère, & mourut à Pa-ris en i6g6 , Agé d’environ 7 oans. D 'Ajfouci le représente comme(tant tout esprit, & n'ayant presquepoint dc corps : ce qui fait penserqu’il étoit petit , maigre & fluet.On a dc lui, outre son Voyage ,quelques petites Pìtccs fugitives envers & en prose , qn’on lit avecplaisir. Le Fevre de St. Marc adonné en 17;;, eu i vol. in-rr ,une nouvelle édition du Voyage deChapelle est ììachaumont, & des ou-vrages dupremier, avec des notes& des mémoires curieux fur la vie

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del’un& del’autre. Voy. BaCHAÍ'MONT. & I. C'HASI'IEK.

II. CHAPELLE, ( Henris, dela) Voyez flESSET... & Hu sTIíN-

III. CHAPELLE, C Jean de la)naquit à Bourges en 165g, d’unefamille noble. Le prince d eConti,dont il étoit secrétaire , renvoyaen Snilsoen 1687. Louis XIV, ins-truit de son talent pour les affai-res, remploya aussi quelque tenudans le même pays. La Chapelle fitcomioitrc bientôt ses dispositif'pour la politique & pour les in-térêts des princes. Les Lettres d'u»

’Suisse « un François, fur la guerrede 1701 , composées fur ses Mémoi-res des ministres de la cour de Fran-ce , sont pleines dc réflexions judi-cieuses , & quelquefois triviale'-C’eít un tableau de l’état où sctrou-voient alors les piiiísonces belligé-rantes. L’aiiteur cacha en vain f 0 , 11nom & la patrie ; son style I e dé-cela. L’académic banquise lui a voltouvert ses portes en isigs - a P r< j?Pcxclnfton de Pal,hé Furetin e - 1mourut cn 1723, âgé dc 68 a,, s.Outre ses Lettres d’un Srtijfe > re 'cueillies en g vol. in-iï , on » delui plusieurs tragédies , Zaidc, * 'léphonte , Cleopàtre , & les Carros-ses d’Orléans, comédie. La Chapesfut un de ceux qui tachèrent d’i mI "ter Racine ; car Racine , dit 11homme d’esprit, forma, fins ,vouloir, une école, comme les g ranpeintres ; mais ce fut un Rafbatqui 11e fit point de JulesLes pieces de l’imitatcur sontau-dclsons dc leur modelé. Edes<-'^_rent pourtant quelques succès ,

Von joue encore la Cléopâtre,lui doit de plus Les Amours dele c/f de 'Libelle. L’histoiie de ce J-dc Catulle est en ï vol., & crises >Lìbulle sont en 3; ce sont des tmans plutôt que des histoire#-teur y a Fait entrer ses pieces