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Tome IIe. [BA - CON.]
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avec étonnement la commentatri-ce de Newton se livrer à tous lesplaisirs , les rechercher même com-me une femme ordinaire, & ausortir d’une table de j eu, aller con-verser avec des philosophes & lesinstruire. Elle e» avoit toujoursauprès d’elle, à Paris, à Cyrei &à Lunéville. Qiioiqu’elle vécût avecdes savans & qu’clle fût savanteelle - même elle ne parloit de sciencequ’à ceux avec qui elle croyoit pou-voir s'iiistruire. Elle vécut long-tems dans des sociétés où l’on igno-roit ce qu’elle étoit , & elle neprenoit pas garde à cette ignoran-ce. Les dames qui jouoient avecelle chcz la reine , étoient bienéloignées de se douter qu’cllcs fus-sent à côté du commentateur deNewton ; on la prenoit pour une per-sonne ordinaire. On s’étonnoit seu-lement de la rapidité & de la jus-tesse avcc laquelle on la voyoitfaire les comptes & terminer lesdifférends du jeu. Dès qu’il y avoitquelque combinaison à faire , laphilosophe ne pouvoit plus sc ca-cher. On l’a vue diviser jusqu’à 9chiffres par 9 autres, de tête & fansaucun secours , en présence d’ungéomètre étonné qui ne pouvoitla suivre. Née avec une éloquencesingnliere , cette éloquence ne sedéployois que quand elle ayoit desobjets dignes d’elle. Le mot pro-pre , la précision , la justesse & laforce étoient le caractère de sonstyle ; mais celte fermeté sévere &cette trempe vigoureuse de sonesprit , ne la rendoient pas inac-cessible aux beautés de sentiment.Les charmes de la poésie & de l’é-loquence la pénitioient , & sonoreille étoit extrêmement sensibleà l’harmonic. Elle (avoit par cœurles, meilleurs vers , & ne pouvoitscnffnr les médiocres. L’étude deLt langue fut une de ses principales

Ciïl

occupations. Elle parloit bien «avec feu ; mais elle ne rendoil plis,comme tant d’autres femmes, f*conversation piquante , en rele-vant les ridicules de ses rivales c"esprit & en beauté. Elle n’avoitni le tems , ni la volonté de s'c"appercevoir , & quand on lui ‘J 1 'soit que quelques personnes «t *'»avoient sas rendu justice , elle re 'pondoit qu'clle voulait ïig» 0 rfr ‘Un auteur ayant été enfermé p°'l ravoir écrit contr’clle, la marquisdu Chastelet prit la plume en fa fa-veur , & lui procura son élargín c 'ment. Voyez l’éloge de cette femç 15illustre , à la tête de la Traductiondes principes de Newton. Nous la-vons abrégé dans cet article. M-Chastelet , fils de cette dame célé-bré , a hérité d’une partie de 1 e "prit de fa mere Sc l’a appliqué à d®négociations importantes ponr * e "tat. Voyez Linant.

CHASTENET. Voyez pm'SE-gor Chevreau.

CHASTEUIL. Voyez Cala« p ‘

I. CH ASTRE, ( Claude dc fa/maréchal de France, chevalier d«-’ s

ordres du roi , & gouverneur “C

Berri & d’Orle'ans, s’éleva parmérite & par la faveur du conné-table de Montmorenci , dont îl eété page. 11 se fit un 110m ilisti"? 1 '®par ses exploits en divers C e £

& combats. S’étant jetc dansparti de la Ligue, il se sais" 1Berri, qir’il remit clans fa s"' te 3roi Henri IV. II mourut en l ô l 4 'à 78 ans , avec la réputation d •'très. brave officier, mais d’nn i"diocre général. 11 eut un fils .de la Chastre, qui , fans hcauco'lrde mérite , obtint cependant le ‘ton de maréchal de France en tôt ^& mourut en 1630. La niaise" 1 ,la Chastre tire son nom d’ini gras

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tour de Berri sur rindrc.a produit plusieurs autres ï

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