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Tome IIe. [BA - CON.]
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agrfmens de son esprit & lagaieté île son caractère lui méritèrent'amitié des ducs de Vendôme. Ces■Princes le mirent à la tête de leursaffaires , lui donnerent pour zo milleuvres de rentes en bénéfices. Legrand-prieur alloit souper chez lui^uime chez un ami. L’abbé deilieti avoit, dans son apparte-nait du Temple, une société choi-ue de gens de lettres L d'amis, qu’ilvharinoit par son enjoûment L parqualités de son cœur. Eleve de^'■'npcllc , il se livra comme lui à unev °htpté délicate , & rendit fidelle-IïlCll t dans ses poésies son génie &® c siii de son maître. On l’appclloitA’iaeréoK du ■ Temple , parce que,vooiinele poète Grec, il goûta lesNaisirsde í'esprit & de l’amour jis-*l"au dernier âge. A 80 ans, étantaveuglé, il aimoitMlle de saunai ,''kpuisMadede Stual, ) &l’aiinoit* Vec la chaleur dc la preiniere jeu-n effe. L’abbé de Chanlieu mourute . n i 7 îo, à Si ans. Les meilleuresCitions de ses Poésies font celle de, en j vol. in - S- fous le titreAmsterdam ; & celle de Paris enen 2 vol. in-8- d’après lesanufcrjts de fauteur, & enrichie*} n grand nombre île picces noir-cies. L’auteurdu Temple du goûtr a très-bien caractérisé dans les verslu 'Vaus :

Je vis arriver en ce lieuJe brillant abbé de Chanlieu ,•Ç"< chantait en sortant de table.°f°it carester le Dieu ,un air familier , mais aimabiSa - ■

vive imagination■reodiguoìt , dans fa douce ivrejf,~es biautésfans correêlion,

■£"> choquaient un peu la justesseJ* re fpiroient la pajjìon.

J* ,^' eu du goût l’avertit de ne :que le premier des poètie ghgés, St non pas le premis

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des bons poètes. Ses vers expri-ment avec feu les sentimens ducoyir. Son imagination est tour-d-tour simple, naïve, enjouée. Gaian milieu des douleurs de la goutte ,il inspire cette gaieté à son lecteur ,lors même qu’il l’entrctient de sesmaux. A fa morale près, qui estcelle 1 V Epicure , nous n’avonsgnees de productions dans notrolangue, plus faciles, plus origina-les , & plus dignes dc la lecture desgens de goût. Horace St Anacréonfout les deux auteurs de l’antiquitéauxquels l’abbé de Chanlieu ressem-ble le plus ; il a la délicatesse de l’un,& la raison aimable de l’autre. Lespieces fur-tout qui ont une certaineétendue , font pleines d une philo-sophie douce & intéressante. Lemérite de Chanlieu étoit reconnudans le pays étranger, comme euF'ance. Lorsque son neveu, incstre-de camp de cavalerie, fut blessé &fait prisonnier d u duc de Savoie àla bata Ile de la Marseille en 1693 ;ce prince eut toutes fortes d’égardspour lui, en considération de sononcle. Non-seulement il le fit traiterpar ses propres chirurgiens j maisil l’honora lui - même de plusieursvisites. Lorsqu'il fut rétabli, il lsrenvoya en France, en exigeantpour unique ranqon une paroleexpresse , que le neveu de l’abbé deChanlieu reviendrait paffer l’hyverà fa cour , piiifqiielle n'avoit jamaiseu ajstz de charmes pour attirerM. l'abbé de Chanlieu lui'-même.11 auroit été requ de >'AcadémieFranqoises, si Toureil n’eût pascabale pour l'cn faire exclure; cetacadémicien avoit la même sévérité( L même plus injuste ), queBoileau pour le marquis de St. Asi-laire.

CHAULNES. r.II.ALBERTsd’).

I. CHAUMONT, (Charles d'Ant-boife , de)parviut, par la protection