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stination ne s’accommodant pas dela lenteur du burin , il se mit à gra-ver à l’eau fovtc ses propres pen-sées. Si ses ouvrages n’ont pas ladouceur, la délicatesse & le moel-leux qui divulguent ceux de plu-sieurs autres graveurs ; il y mittout1° feu, toute la force &' tout l’es-frit dont son art est susceptible. Salaeilité étnit surprenante. Ses en-fans lui lifoient après souper leshistoires qu'il avoit à traiter. II cnfrisissoit tout d’un coup le sujet lePbis Frappant, en traqoit le dessinh l, r la planche avec la pointe , Sc•Jvant de se coucher la mettoit cnf^t de pouvoir la Faire mordre par‘ tau forte le lendemain , tandisSu’il graverait ou dessinerait autre'•hose. II Fournìssoit non-seulemcntdessins à des peintres & à desjeulptcurs ; mais auffi à des cize-• c,, rs , à des orfèvres, à des bro-deurs, & même à des menuisiers^ à des serruriers. Outre plus de4ooo pieces gravées de fa main, &gravées d’apres ses destins,°!}, » de lui quelques petits tableauxjusez gracieux. L’illustre le Brun ,s ° n ami, en acheta plusieurs après19 mort.
U. CHAUVEAU, (René)fils du^«cèdent , marcha fur les traces“ e fou pere. II avoit comme lui,facilité admirable pour inven-sss sujets & pour les embellir 5tl, ' e variété L un tour ingénieuxÇ' nir disposer toutes ses figures. II? distingua sur-tout daus la sculp-llte - il travailla pour Louis XIV &ï 0,,r plusieurs princes étrangers.
marquis de Torci fut le dernierj llr qui i| travailla, dans Ion chá-, Cau de Sablé. Cc seigneur lni ayantf e mandé par deux différentes fuis,iluouloìt gagner pur jour ?t , Ha ‘vc;nt , piqué d une question quijjst'oiidoit si peu à son mérité > quittarul quemeuti’ouvrage Sc le château.
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II vint toilt de suite à Paris, & ymourut en 17e 2, âgé de 59 ans, dela fatigue du voyage , jointe à ladouleur d’avoír converti son argenten b'ilets de banque.
CHAUVELIN, (Philippe de)abbé de l’abbaye de Monlticr-Ra-mey , & conseiller d’honneur de-puis r7/!z au parlement d>> Paris,avoit été auparavant conseiller de lagrand’chambre , où ils’étmt distin-gué par ses lumières, fa sagacitéS: son éloquence. II fit briller sur-tout ses taiens dans l’assaire de laproscription des Jésuites. Après unevie traversée par des infirmités con-tinuelles & par un travail infati-gable, cet illustre magistrat mourutle >4 janvier 1770 , à $5 ans. 11fit paroître dans ses derniers nio-mens, les sentimens de religionqui l’avoient toujours animé. Nousavons de lui deux Discours fur le»Constiiutions des Jésuites , pronon-cés en 1761 les chambres assem-blées.
CHAUVIN,(Etienne) ministreProtestant, natif de Nîmes, quittafa patrie après la révocation de l'édhde Nantes , & passa à Roterdam ,puis à Berlin, où il occupa avecdistinction une chaire de philoso-phie. II mourut en 172; , à 8; ans.On a de lui : 1. Un Lexìcon ThìLo-sophicum , in-fol. 1692 , à Rotcrd.Sc 1713 avec figures, à Lewarde.II. Un nomceasi Journal icssavanSfcommencé en 1694 à Roterdam ,& continué à Berlin; mais moinsaccueilli quel ’Histoire des ouvragesdes savans , de Br.snagc , meilleurécrivain & plus homme de goût.
CI1AZAN. rayez BkEGY.
CHAZELLF.S , ( Jean-Matthieude ) professeur d’iiydrographic àMarseille, de l'aeademie dcs scien-ces de Paris, naquitá Lyon en 1657,& mourut à Marseille en 1710. lijoignit à ses talons un grand fonds