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kitt, médecin ordinaire du roi,Volt natif de l’Armagnac. Après®voir Fait un assez long séjour enAllemagne, il vint exercer son arta -Paris. II avoit acquis de grandesjtonnoissances dans la chymie , à•aquelle il s’étoit particulièrementAppliqué. Les succès qui suivirent™ Pratique dans cette partie, dé-valuèrent contre lui les autres mé-^ ec ins, fur-tout Guy Patin, quis Essorqa de le couvrir de sarcas-mes & de railleries. II porta sonVharnement jusqa’à s’en prendre* tout le pays d’Armagaac, qu’ila Ppelloit maudit Pays. Cependant''expérience a fait voir que du Cbes-nc a mieux rencontré fur I’anti-moine que Patin & ses confrères.
savant chymiste, qui est ap-P e llé duQitasne par Moreri, mouruta Paris l’an 1609, dans un âge très-îv ancé. II a fait, en vers François,Folie du Monde, 1983» in-4 e *{ e grand Miroir du Monde, 1593 ,' n ~8 D . ll avoit aussi composé plu-^ C urs livres de Chynúc , qui ont enla réputation.
Iv. CHESNE, (Jacques du)**yez EnZINAS.c HESNEAU(du)r»y. Maxsais.h CHESTERFIELD , ( Philippe®°tmer Stanhope , comte de )"E à Londres en 1694, mort en??7z, aétél’un des meilleurs phi-Vophes moralistes d’Angleterre.••Près avoir fait d’excellentes étu-, es > il voyagea pour connoîtrehommes , dont la lecture 11eî®. n " e jamais que des idées impar-De retour dans fa patrie ,« produisit à la cour, & obtint, n 17** la place de capitaineGardes-Suisses; mais trois ansjP res il fut disgracié, & privé deUs ses emplois. La mort de sonf er £> en ijî 6 , le fit entrer dans« Chambre- Haute ; & la mort deCtr Sf I, en 17,7, lui procura■Ton» II.
C H E Sofune situation brillante! II eut lebonheur d’aveir pour contempo-rains , les hommes les plus illus-tres ou les plus célébrés de fa na-tion, Addijjbn, Funbrung, Garth,Gay, Pope, Le. Le. Tous cesécrivains furent fes amis, L il nes'enorgueillit pas avec eux, commetant d’autres Grands, d’étre leurprotecteur. Mais une funeste pas-sion ternit fa gloire L altéra ladouceur de fa vie : c'eft l’amourexcessif du jeu, qni le lia quelque-fois avec les hommes les plus mé-prisables. Le poste d’Envoyé à leHaye en IfiS , acheva de déran-ger fou commerce avec les Muses ïles grâces d’uue élocution facileL les prodigalités d’uu caractèremagnifique lui firent tant de par-tisans , que le roi le crut nécessai-re en Hollande. En 1732, il eutl’honncur d’associer à Perdre desFrancs-Maqons le duc de Lorraine,depuis empereur fous le nom deFrançois I. Ce prince le traita tou-jours en ami tendre. Le comte deCheftersield étant tombé malade à aHaye, il demanda son rappel, L ilbrilla fur un autre théâtre. Son élo.quence L fes talens lui donnerontune grande influence daiis la Cham-bre-Haute. Enfin décidé à cultiverdans une retraite honorable laphilosophie & les lettres; il rom-pit les liens qui l’attachoient à lacour. II se maria en 1733, L sonhymen fat heureux. II avoit ob-tenu le gouvernement de l’Irlan-de, «ù son humanité L son hu-meur libérale ont rendu sa mé-moire très-chere. On a de lui di-vers ouvrages de morale, de phi-losophie L de politique , qui nesont pas exempts de défauts, maisqui offrent des réflexions origina-les. Un des plus piquans est sonBraminé inspiré, qui a été traduit entfranqoic en un petit Volume iii-i3<0,4