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étoient pas moins victorieuses. Laplupart iles autres bens-mots qu’oncire d c lui , ne m é rit oient guere,«i'étre dits , & ne font pas dignesd’étre écrits. II I. Ses Uvres Philo-sophiquts. Ce qui doit étonner , ditun homme d’espi it, c’estqitcdansletumulte & les orages de fa vie, cethomme, toujours chargé des affai-res de f état & de celles des par-ticuliers , troiP’ât encore d n temspour être instruit à fond de tontesles sectes des tirées, & qu’il fût leplus grand philosophe des Romains,ainsi que l’oratcur le plus éloquent.Ses livres de r Offices font infini-ment rccommaudables par le tonde bonnes mœurs, de réflexian ,d’humanité, de patriotisme, qui yrègnent tour - il tour. On y voitCicéron , non peut-être tel qu’il. *été précisément, mais tel qu’il adésiré d’clre. Si ce traité ne peutfaire un Chrétien, il est du moinstrès- propre à Former un bon ci-toyen , un homme droit & raison-nable. Ses livres der Loix, dont ilne lions reste que trois, attachentautant par leur goût exquis de po-litique , que par les beaux fenti-mens de patriotisme & de vertu,les grandes vues & les détails ad-mirables dont ils font remplis ;mais les matières pourroient êtrequelquefois amenées avec plus d’art& arrangées dans nn ordre plusméthodique. Les interlocuteurs sem-blent n’être placés dans ce traité,qui est en forme de dialogue, quepour écouter Cicéron & lui applau-dir. Cet o-ateur a volt composé aus-si, à limitation de Pûrio», un livrerie la République , qui n’est pas par-venu jusqu'à nons. On trouve dansses Tujctilanes , dans ses QuestionsAcadémiques , & ses deux livresrie la Mature des Dieux , le philo-sophe profond & f écrivain élé-gant. On a acculé trop légèrement
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Cicéron de ne pas croire ì l’immor-talité de faîne. “ Un vrai académi*„ cien St un honnête homme, tel„ qu’étsit Cicéron , n’étoitpas dit„ f abbé d'Olivet) un homme qui„ ne crût rien. C'étoit un philo-» fophe, qtii, ne déférant à la si m-„ pie autorité d’aucuue secte en„ particulier, fe réserve!t le droit« d'examiner le pour & le con-,, trede toutes les opinions, &n’u-M soit de cette liberté, que pour>, s’attacber à ce qu’il jugeoit le„ moins douteux & le plus sain. ,,IV. ScsEpitrcs. Hayle leur donnoitla préférence fur tous les ouvra-ges de ce grand écrivain. L’hom-me de lettres , l’homme d’état,ne devroient jamais fe lasser deles relire. On peut les regardercomme une histoire fecreítc de sontems. Les caractères de les plus il-lustres contemporains y font peintsau naturel, les jeux de leurs pas-sions développés avec finesse. Ony apprend à connoître le cœur del’homme & les ressorts qui le foutagir. Cieéren s’étoit aussi mêlé depoésie; & quoiqu’il nous relie delui quelques beaux fragmens, Ju-vénal , ayant consigné dans fes Sa-tyres ce vers barbare :
O fnrtunatani nutam , me Consul ?>Romain !
l’a couvert d’un ridicule éternel"Parmi les traductions de fes ouvrs sges, on distingue : I. Les Oiaisonpar stìUefore , 8 vol. íu-iï. II. LesEpîtres familières, 4 vol.,- les Offi-ces . 1 vol.; la Vieillesse* f Amitié»i vol. par Dubois. III. Les Lettres àlìrutus , parl’abbé Drivât , 1 vol.»celles a fes amis par le même, $ vol-in- ra. IV. Les Lettres à Atticus , 6vol. parl’abbé de Montgaut. V. Le*Tnfcalanes, î vol.; la Nature desDieux, 2 vol.; & les Catiliiiaires, 1vol. par f abbé d’ Olives. VI. Dos