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Tome IIe. [BA - CON.]
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fonst VI ayant réuni la Castille auroyaume rie Léon, le Cid paraîts’être attaché à ce prince. II épousaen 1074 Dona Xiwènc - Diaz , filledu comte D Diègue-Alvarez , desAstttries. Alsonse lui ayant donnédes sujets de mécontentement, ilquitta la Castille, emmenant aveclui plusieurs dc ses pareils & deses amis. Secondé par ces bravesgens, il entra dans l’Arragon qu'ilravagea, L s’empara du châteaud’AIcoccr. Les mécontcns de Cas-tille & de Léon s’etant rangés fousses drapeaux, il sit des courses furles terres des Maures qu’il ne ces-soit de harceler. L’avantage qu’iltirait des lieux escarpés, lui fitdonner la préférence aux quar-tiers de Teruel, & il se maintintlà dans une forteresse appellée de-puis la Roche du Cid. Enfin, aprèsla mort A'Hiaya , roi deTolede, ilfc rendit maître de Valence, & ydemeura jusqu'cn 1099 qu’il mou-rut. Voilà l’cxpofé sommaire desbelles actions de ce héros Castillan ;tout ce qu’on trouve de plus dansMIarima & dans d’autres historiens,est fabuleux ; fans en excepter soncombat avec le comte Gomcz , quele Cid tua, dit-on, dans un com-bat particulier. On ajoute qu’ilaimoit passionnément Chemine ouXiwène , fille de ce comte, & n’enétoit pas moins aimé. L’honneurexigeoit d’elle la vengeance , l’a-mour vouloit le pardon ; celui-cil’emporta. Chìmènc demanda le Cidau roi Ferdinand , pour essuyer seslarmes, & en fit son époux. C’cstcette situation déchirante qu’a sibien exprimée le grand Corneilledans la tragédie inutilée Le Cid ,imitée de l’efpagnol.

CIEL, Ccclus , le plus anciendes Dieux, étoit fils de la Terre.Il eut quantité d’enfans. Saturne ,un d’entr’eux, surprit son péripéti-

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dant la nuit & le mutila avecfaulx. Du sang qui coula de la plaie?sur la Terre , naquirent les Géant,les Furies & les Nymphes Mélies : 1 ®reste fut jette avec ía faulx dans 1»mer, & de l’écume qui s’y eleva*fut formée Vénus , que les ilôts por-tèrent dans l’isle de Cypre.

CIENFUEGOS ,K Alvarez) néTan iL;y à Agiterra , ville d'Espa-gne dans les Aítiiries , Jésuite c»1676 , professa 1a philosophie ìCompostelle, & la théologie à 8a-lamanque avec beaucoup d’applau-dissement. Sa pénétration & sonhabileté cngagcrcut les empereursJoseph L & Charles VI à remployerauprès des rois de Portugal dao sdiverses négociations importantes,qu’il termina au gré des deux C0U7ronnes. Ce dernier empereur lu*procura le chapeau en 1720, no»fans difficulté , par rapport à s°'?ouvrage fur la Trinité, danslequelplusieurs docteurs croyoient avoirtrouvé des propositions insoute-nables. L’empereur le fit ensuiteson ministre plénipotentiaire à R 0 "me, évêque de Cutané, puis ar-chevêque de Montréal en SicR c *Cc cardinal, après s’ètre démis é eson archevêché, mourut i R° m | ?le 19 Août 1739. On a de lui ‘R*'férens ouvrages; I. JEnigwa thef"logicum iu mysterio S. S. ’TrinitaM >Vienne 1717, 2 vol. in-fol. II- f*'ta abfcondìlusuhspecielms euebafifi >-cis , Rome 1728 , in-fol. III- *' aVida dtl vcnerahilc F. Juan A iA° ’1693 , in-8°- IV. La Vida ici sf'to Francisco dc fíorgia , 1702, I!1 'folio.

CIEZAR (Joseph) peintre Npagnol, mort à Madrid cn 1 699 7dans fa 40e. année , excclloit ®peindre cas paysages & les Heurs.Ces dernieres font rendues * v f etant de délicatesse & dc légèreté >