Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
661
JPEG-Download
 

C L A

ïf 47. On la maria en 1ÇÇS â Char-les II du nom, duc de Lorraine ,dont elle eut une illustre postérité.Ses vertus la firent aimer de sonépoux & de ses sujets. Elle mourutle 20 février 1575.

CLAUDE DE ToUENON. Voy.Tournon , n®, m.

I. CLAUDIA, Vestale . fut soup-çonnée de libertinage; mais Pesta,suivant la fable , fit un prodige ensa faveur, pour manifester sa sa-gesse. Claudia tira seule arec saceinture le vaisseau sur lequel étoit la• mere des Dieux, qu’on venoit dechercher etf Phrygie ; & qui étantentré dans le Tibre, s’y trouvoittellement engravé , que plusieursminiers d’hommes avoient inutile-ment estayé de le faire avancer.

II CLAUDIA, dame Romaine,convertie par St. Paul , dont parlecet apôtre fur la sin de la Ile. Epîtreà Timothíe. On ignore de qui ellectoit femme.

III. CLAUDIA, (Antonia)®lle de l’empereur Claude , fut d’a-fiord mariée à Cneïus Potnpents ,condamné à perdre la tête à l’instiga-tion de Alejfuline ; & ensuite à SyllaP'ustus , dont elle eut un fils. Cejccond époux de Claudia fut as-. «flîué par ordre de Néron , l’an 62ée J. c. Elle fut victime elle mêmeée la barbarie de ce prince. DevenuJfcitF de Poppée , morte enceintes°us les coups, il offrit de don-? e . r la main à Claudia & de latair e . reconnoitre impératrice. Elle* c jetta ces offres, & Néron luifit ôter la vie , lorsqu’clle étoit' encore à la fleur de son âge

CLAUD1EN , poète Latin , na-,t d’Alexandrie en Egypte , flo-^floit sous Arcadius & Ilonorius ,W lui firent ériger une statue dans* Place Trujane. 11 fut l’ami deKlkon , qui périt en voulant usur-

C I* A 66î

per le trine impérial. Alors l’ami-tié d’un grand homme devenu cou-pable , fut un crime ; & Claudie hquitta la cour. O11 croit 411’il passale reste de sa vie dans la retraite &la disgrâce. Ce poète étoit né avecun esprit vif & élevé : c’cst le ca-ractère de ses écrits, l^rte imagina-tion qui a quelquefois l’cclat decelle A'Homere , ,des expressions degénie , de la force quand il peint,de la précision tontes les fois qn’ilest fans images, assez d’étenduedansses tableaux , & fur - tout la plusgrande richesse dans ses couleurs ;voilà les beautés de Claudicn. Maisil est rare que la fin de fes pieccsréponde à leur commencement. 11est souvent enflé. 11 se laisse empor-ter à fes saillies. 11 n’a nul goûtpour varier le tour des vers, quiretombent «fans cesse dans lanternecadence. Les écrivains qui ont ditque c’est !c poète héroïque qui ale plus approché de Virgile , dé-voient aussi remarquer que ce n’eitque de fort loin. II passe pourtantpour un des derniers poètes La-tins , qui aient eu quelque puretédans un siecle grossier. Parmi leséditions de Clau.lien , on estime lapremiere, Viccnce 1482 , in-fol.,celle de Heinjìtis le fils , Elzévir ,1650, m-is, celle dc Eartbius ,quoique chargée d’un long commen-taire , Francfort 1640 , in-4 , celledes Variorum , 1665 , în-8 , sédi-tion donnée Ì11-4. 1677, atl usumDtlpbini, laquelle est peu commu-ne ; & celle dc Eunnan , Amster-dam 1760, in-4. Les pieces queles connoisseurs lisent avec laaplusde plaisir dans Claudicn , font lesInveétivcs contre Rufin, en deuxlivres; celles contre Eutrope , aussicn deux. Après ces pieces, vientlc poème de l ’Enlevé ment de I‘ro-ferpine; & celui du Consulat d’ Uo-norias fuit de près.