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Tome IIe. [BA - CON.]
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« faites à Dieu comme roi. II mou-rut en lyor.

CLAVILLE. Eoy.IV. Maistsf.

CLAVIUS,( Christophe ) Jé-suite de Bamberg, fut envoyé àRome, où Grégoire A7//Pemployaà la correction du Calendrier. II Futchargé d’expliquer & de faire valoirla réforme qui y fut faite en 1581.C’est ce qu’il exécuta dans son traitéDe Calcr.dario Gregoriano. Cetouvrage fut attaqué par plusieursProtestons passionnés , entr’autrespar Joseph Seaiiger ; mais Gkc&iusle défendit avec autant de lavoir quede vivacité. Ce Jésuite, auffi pro-fond géomètre qu’habile astrono-me , fut regardé comme un nouvelEuclide. On a de lui plusieurs ou-vrages recueillis en ; vol. in-fol.O» y trouve : I. Des Commentairesfur Eucliile , fur Théodore , fur í’a-crohoseo. II. Des Traités de ma-thématiques. III. Ses Apologies duCalendrier Romain , contre éícali-ter & Lydiat. CUvius mourut àRome en i6ir, à 7; ans.

CLÉANDRE , Phrygien d’ori-S’ue , esclave de condition, suttagner les bonnes grâces de l’ein-Pereur Commode , qui en lit lo»favori & son chambellan , Pau I8îde J. C., après la mort de Peren-ni, ‘t > puni deux ans auparavant dudernier luppliee pour ses concussions& ses crimes. Cléandre , dans ce pos-te glissant, n e fut pas plus modéré<lue celui auquel il succédois. Crééministre d’état, il vcmloit toutestes charges de l’empire , plaqoit àPrix d’argent des affranchis dans*e sénat, & l’on compta en une

etile année vingt-cinq consuls dé-t’Enés. II cassoit les jugemens desmagistrats,- Sc ceux qui lui étoient

vspects , il les rendoit criminelsjmprès de son maître. Enfin sonmsolence & sa cruauté montèrent* Ul * tel entes, que le peuple Ko-

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main ne pouvant plus le souffrir,fut sur le point de se soulever.L’empereur , contraint d’abandon-ner Cléandre à l’indignation publi-que , lui fit couper la tète, Pande Jésus - Christ 190.

CLÉANTHE , philosophe Stoï.cien né à Vassus dans le Troade enAsie, fut d’abord athlète, & se mitensuite parmi les disciples de Zenon.II gagnait fa vie à tirer de Peaupendant la nuit; afin de pouvoirétudier le jour. L’Aréopage Payantappel lé pour répondre quel métierle faisoit vivre, il amena un jardi-nier Sc une bonne-femme : il pni-soitde Peau pour P un , & paîtrisToitpour Pautre. Les juges voulurentlui faire un présent ; niais Cléanthe ,qui avoit un trésor dans son travail,refusa de Pacccpter. Après la mortde Zenon , il remplit fa place aitPortique , Sc eut pour disciples ,le roi Antìgonué & Chry/ìppc quifut son successeur. Ce philosophequi florissoit environ Pan 240avant Jésus-Clirist , le laissa mourirde faim à Page de 70 ans. 11 en-durcit patiemment les plaisanteriesdes philosophes ses confrères. Quel-qu'un Payant appellé âne. Je fuiscelui de Zénon , répondit-il, il n’ya que moi seul qui puijse porterson paquet. On lui reprochoit unjour fa timidité : Cest un heureuxdéfaut , dit-il , s en commets moinsde fautes. II comparoit les Péripa-téticiens aux instrumens de musi-que , qui font du bruit Sc 11e s'en-tendent pas eux-mèmes. Cette com-paraison a dû être appliquée long.teins aux philosophes.

I. CLEARQUE, Spartiate, en-voyé à Byzauce par fa république,profita des troubles de cette villepour s’ériger en tyran. Lacédémo-ne Payant rappellé , il aima mieuxse réfugier dans l’Ionie , près dujeune Cyrus , que d’obeir. Après la