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Tome IIe. [BA - CON.]
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voulut le faire passer à la postéritépar des médailles , qui portoientson portrait d’un côté, & de l’au-tre celui de Henri IF. Les Françoiseurent beaucoup de peine à empê-cher qu’il ne se servît de cette for-mule: Nous réhabilitons Henri dansfa royauté. L’absolution de HenriIF avoit failli à être retardée parl’expulsiou des Jésuites de Franceen i $ 94, après l’atteiitat de JeanCkâtel. u Eft-il juste , dit-il au cardi-nal d ’OJsat, de punir tout un corpspour la faute d’un particulier ? Lesgrands services que les Jésuites ontrendusà l'Eglise dans toutes lesparticsdu inonde , font bien mal récompensés !Je vois par-là, quoique vous puis-siez dire, AI. le Cardinal, que lesJésuites font encore bien puijfaus enfronce.,, Etre hérétique, ou en-nemi de la société , étoit alors à-peu-près la même chose, du moins àRome. En 1595 , deux évêquesRuflìens vinrent prêter obédien-«e au saint siégé, au nom du cler-gé de leur province : de retourchez eux , ils trouvèrent leuréglise plus obstinée que jamais•lans le schisme. Une autre léga-tion , du patriarche d’Alexandrie,eut des fuites plus heureuses : lesdéputés abjurèrent entre ses mainsles erreurs des Grecs , & recon-nurent la primauté de l’église Ro-maine. Le livre du Jésuite AIo-lina ayant fait naître une querel-le entre les Dominicains & lesJésuites fur les matières de la grâ-ce , le roi d’Espagne renvoya lescombattons a Clément FUI. Cepontife établit à Rome les fameusescongrégations de Auxiliis , ou dessecours de la Grâce, composées deprélats & de docteurs distingués.Ces congrégations commencèrentàs’assembler le deux janvier 1998.Les jugement des coissutteurs netyrent pas favorables A Molôm. Le

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pape avoit cette affaire fort S coeur-IL alsiita en personne à toutes le»conférences, toujours accompagnédc quinze cardinaux. Les foinsqu’il fc donna pour faire finir cesdisputes , contribuèrent beaucoupà fa mort, arrivée le 9 man 160; »à 69 ans. 11 n’eut pas le bonheurde les terminer. Elles recommencè-rent faus Puul F, son successeur-Clément fut recommandable & com-me pontife & comme prince. II con-damna les duels, établit une con-grégation pour l'examen des nou-veaux évêques en Italie, réprimales brigandages usuraires des Juifsen ne leur permettant d* réta-blir qu’à Rome , Ancoue & Avi-gnon 5I ramena un grand nombred’hérétiques au sein de l’Eglise,& nc contribua pas peu à la paixde Vervins en 1998. A tirés la mortd’AIfonfe II , duc de Ferrare &de Modène , il accrut le domai-ne ecclésiastique du duché de Fer-rare. La fucceflìon du dernier ducappartenoit naturellement à f 0 ,*cousin germain César d'Est ; maisCésar , déclaré fils naturel , P 1 ' 1 ^en vain les armes. Trop Foibl®pour résister aux foudres spirituels& temporels du saint pere , il rac-commoda enfin avec lui, & re-nonça an Ferrarois. Clément Fil'a corrigé le Pontifical Romain »imprimé à Paris en 1664, in-kol. »L iL«z in-iz; & le CérémonialEvêques, ibid. 1633, in-fol c V°l'Clbment,!!» xvii... MucNOS—& James. ■

X. CLEMENT IX, (Jules R»J‘pìgliofi ) d’une famille noble deFístoye en Toscane , successeurd 'Alexandre VII en 1667 , P°»U^libéral, magnifique , ami des let-tres , èt encore plus illustre par s°™caractère pacifique. II eommencpar décharger les peuples de 1tsi ecclésiastique, Jes tailles &