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CLODOMIR, fils de devis kde Clotilde , héritier du royaumed’Orléans , fit la guerre à Sigis-nioni roi de Bourgogne, le prit pri-sonnier, le fit mourir, & fut tuélui-mème en 514 : {Voy. Clotil-de.) 11 laissa trois en fans de fafemme Gondiuque : les deux pre-miers ( Gontaire & Tl.’éodcbalde') su-rent massacre's par Cbiidcbcrt & Clo-taire , leurs oncles. Le troisième ,( Clodoalde, article précédent,) sesauva dans une retraite, fut rasé& s’y sanctifia.
CLOPINEL, ou Jean de Menn,naquit à Meun en irgo, (te fut ap-pelle Clepinel par ce qu’il étoit boi-teux. 11 s’appliqtia à la théologie ,à la philosophie , à l’astronomie ,à la chymie, à l’arithmétique, Scfur-tout à la poésie. II fit les dé-lices de la cour de Philippe le Bel,par son esprit & par son enjoue-ment. Quoique médisant & satyri-que à l’égard des femmes, il en futaimé. Quelques dames voulurent,pour se venger de ses médisances,le fustiger: il se tira d’embarras,en leur demandant que les pre-miers coups lui sussent portés parcelle qui donnoit le plus de priseà sa satyre. O11 croit qu’il mourutVers l’an 1364. II légua par sontestament aux Dominicains de larue 8. Jacques, un coffre rempli dechoses précieuses, à ce qu’on pou-voit juger au moins pàr fa pesan-teur , & qui ne devoit être ou-vert qu’après fa mort. On rouvrit,& l'on n’y trouva que des piecesd’ardoise. Les Jacobins, indignésde se voir joués , s’aviserent dedéterrer Clopiiicl ; mais le parle-ment de Paris les obligea de luidonner une sépulture honorabledans |e cloître même de leur cou-vent. Le poète s’étoit d’ahord faitBonnoître par quelques petites Pie-tés. Le Roman de la Rose lui étant
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tombé entre les mains, if résolut déle continuer: Guillaume de Lorris,premier auteur de cet ouvrage, n’a-voit pas pu l’achever. L’amour pro-fane , la satyre, la morale & l’é-rudHon , mais sur-tout les deuxpremiers y règnent tour ■ à - tour.Il est fort bien écrit, pour un temsoù notre langue ne fa i foi t que sor-tir áe la barbarie Celtique & Tu-desque ; mais quelques louangesque les éditeurs de ce vieux r o.man lui aient données, 011 lira tou-jours les nouveaux avec plus desatisfaction. C’eft un tas informede satyres, de contes, de faillies,de grossièretés, de traits moraux &d’ordures. Pour un moment de plai-sir qu’on aura en le lisant, on ren-contrera cent instans d’ennui. II ya une ingénuité, une naïveté, quiplaît d’autant mieux, qu’elle n’eftplus de notre siecle ; voilà tout sonmérite , quoi qu’en dise l’abbé Len-glet , qui nous a donné une édi-tion de ce roman en 173 y, 3 vol.iii-12. Clopinel a fait encore uneTraduction du livre De la consola-tion de la Philosophie , par le cé-lébré Boice , 1494, in-folio ; uneautre des Lettres à'Abailari ; un pe-tit ouvrage fur les réponses des Sy-billes , &c.
CLOPPENP.URG , (Jean) mi-nistre Dollandois, professeur de théo-logie dans l’université de Frane-ker, mourut en 1692, à sio ans. On ade lui quelques Ouvrages de Théolo-gie, Amsterdam 1684, îvol. in.4.
CLORIS ou Chloris , filled’ /hnphion 81 de Niobé, épousa Nelét& ensuite Ncftor.Apollon & Diane latuerent, parce qu’elle avoit osé sevanter de mieux chanter que le pre-mier, & d’être plus belle que Diane.Voyez I. Flore.
CLOS. Voyez DUCLOS.
I. CLOTA 1 RE I, 4me. fils deClovií Sc de Clotilde, roi de SoissonjXx iv