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de note», de figures, cl'nn amplerecueil de pieces justificatives, &d’une longue préface très - curieuxle. L’édition A'Ehevir, 1Í48 , in-12 , est iPun format plus commode,& n'est pas commune.
COMM 1 RE, ( Jean ) Jésuite .né à Amboiseen 1625, mourut àParis en 170:. La nature lui donnatm génie heureux pour la poésie 5il le perfectionna par l’étude desauteurs anciens. On a de lui deuxVolumes in- ir de Poésies latines& d'Œuvres posthumes, 17 54. L a-ménité , l’abondance , la facilité ,font en général le caractère de faversification ; mais plus propre àembellir qu’à élever , il n’a querarement cette hardiesse, ce feu,cette énergie, cette précision, quifont de la poésie le premier dejtous les beaux - arts. Dans ses Pa-raphrases sacrées, il n’a pas tou-jours connu la simplicité sublimedes livres saints ; il se co n ton ted’être élégant, & il a des tiradesqui offrent de très - beaux vers.Ses Idylles sacrées & ses Idyllesprofanes ont' un style plus pro.pre à leur genre que ses Paraphra-ses , de* images riantes, une «lo-cution pure , des pensées vives ,Une harmonie heureuse. 11 téus-'fissoit encore mieux dans les Fa-illes , & dans les Odes , dans cellesfur tout du genre gracieux : ilîembloit avoir emprunté de Phè-dre la simplicité élégante j & d’IIo-race ce goût d antiquité, qu’on netrouve presque plus dans les poè-tes latins modernes. II y a mémequelques- unes de ses Odes héroï-ques où il prend un ton noble &élevé.
COMMODE, ( Luclus MliusAurelius ) naquit à Rome l’an 161de J. C., A'Antonin le philosophe& de Faustine. Quelques jours aprèsf» mort du pere, le fils fut procla-
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mé empereur l’an 180. Des phi-losophes également sages L savanscultivèrent son cœur & son esprit zmais la nature l’emporta fur l'é-ducation. On vit en lui un secondNéron. Comme lui , il fit périrles plus célébrés personnages deRome, & persécuta cruellementles Chrétiens. Ses parens ne fu-rent pas à l’abri de fa fureur. Uncertain Cléanire, Phrygien d'ori-gine , esclave de naissance, devenuion ministre en favorisant ses dé-bauches , seconda la cruauté dutyran. 11 avoir déjà eu pour mi-nistre tin Perennis , mis en piecespar les soldats. Cléandre eut le mê-me fort 5 mais Commode n’en futpas plus humain Un jeune hom-me de distinction lui présenta unjour un poignard , lorsqu’'! entroitpar un endroit obscur, & lui dit:Voilà ce que le Sénat t'envoie. ( V.Lucili.s. ) Depuis , l’empereurconçut une haine implacable con-tre les sénateurs. Rome fut unthéâtre de carnage & d’ahomina-tions. Lorsqu’il manquoit de pré-textes pour avoir des victimes , ilfeignait des conjurations imagi-naires. Aussi lascif que cruel , ilcorrompit ses (œurs , destina 300femmes & autant de jeunes gar-çons à ses débauches. Sen ima-gination , aussi déréglée que soncœur, lui persuada de rejetterle nom de son pere, & de don-ner celui de sa mere à l’une de sesconcubines ; au lieu de porter lenom de Commode fils d 'Antonit* , ilprit celui A'Hercule fils de Jupiter y& malheur à quiconque nioit fadivinité. Le nouvel Alcide le pro-menoir dans les rues de Rome,vêtu d’une peau de lion , une grossemassue à la main , voulant détrui-'re les monstres i l'exemple de l'an-cicn. 11 faisoit assembler tous ceuxde ia lie du peuple qu’on trouvaitAaa iv