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Vn i?;i, íi>,^. V. Divers M émoi -r es sur VInoculation , recueillis en2 vol. in-iï. II ne contribua pasPeu à répandre l'usage de cette opé-r ation en France, & il mit dans®et objet toute l'activité qui sor-«toit son caractère. Le style des dif-férons ouvrages de U Condamine ,est simple & négligé; mais il estsemé de traits agréables & plaifans,qui leur assurent des lecteurs. LaPoésie étoit un des talons de .notrejugénieux académicien : on a demi des Vers de société , d'une tour-nure piquante ; L d’amres Pieces^'un plus haut style, telles que ladispute de t armes d’Achille , & d'an-Ires morceaux traduits des poè-îes Latins ; V Efitre d'u» Vieillard ,&c.
I. CONDÉ , ( Turstin de ) ar-chevêque d’Yorck, né au village deCondé-fur-Seule près de Baycux.Il requt, l’an 1119 , la consécra-tion des mains de Calixtc II, dansle concile de Reims, où il fe trou-va malgré la défense du roi d'Angle-terre i qui le bannit de son royau-me. Rappelle au bout de deux ans,>1 se livra tout entier aux fonc-tions de son ministère, & se fitchérir de ses diocésains. Les moinesde Liteaux lui forent redevables deleur introduction en Angleterre.ï'urftin sut allier le courage dumilitaire à la douceur du ministrede l’Evangile. Les Ecoisois ayantfait une irruption dans la partieseptentrionale de P Angleterre , ilassembla son peuple , l’encourageapar de vives exhortations , le me-"a lui-même au combat, & rem-porta une victoire complctte fur*es ennemis. Cet évêque guerrierhuit par te faire moine l’an 1140 ,^ mourut peu de t*ms après. II®ut pour frere Audouèn DE Cond B ,ev èque d’Evreux , l’un des plus re-•ûinmandabtes prélats de Norman-
CON 745die, par fa science , sa douceur Lsa libéralité.
II. CONDÉ , ( Louis Ier d*Bourbon, prince de) naquit eitIÇgo, de Charles de Bourbon duc deVendôme. II fit fa premiere cam-pagne fous Henri II , se signala àla bataille de St. Quentin, & re-cueillit à la Fère los débris de Far-inée. II ne fe distingua pas moinsaux sièges de Calais & de Thion-ville en 1558; mais, après la mortfuneste de Henri II , les méconten-temens qu’il essuya le jetteront dan*le parti des Réformés. II fut, dit-on, le chef muet de la conspira-tion d’Amboîse , & il auroit péripar le dernier supplice, si la mortde François II n’eùt fait changerles affaires. Charles IX le mit en li-berté , & le prince de Coudé n’enprofita que pour fe mettre de nou-veau à la tête des Proteltans. II ferendit maître de diverses villes,& il fe proposoit de pousser plusloin ses conquêtes , lorsqu’il futpris & blessé à la bataille de Dreuxen 156:. II perdit ensuite celle deSt. Denys en 1467 , & périt à cellede Jarnac en 1569, à l’âge de 39ans. II avoit un bras en écharpele jour de la bataille. Comme ilmarchoit aux ennemis , le chevaldu comte de la Rochefoitcault , foubeau-frere, lui donna un coup depied qui lui fit une blessure con-sidérable à la jambe. Ce prince,fans daigner se plaindre, s’adreisaaux gentilshommes qui l’accom-pagnoient : Apprenez , leur dit-il,q«eles chevaux fougueux nuisent plutqu'ils ne servent dans une armée. Unmoment après il leur dit : Le Princede Conié ne craint point de donner labataille , puisque vous le suivez; &chargea dans le moment, avec sonbras en écharpe L fa jambe toutemeurtrie. Dans ce cruel état il nelaissa pas de poursuivre les enne-