Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
752
JPEG-Download
 

7?2 CON

les antres, censeur rigoureux desa propre conduite parlant peu, mé-ditant beaucoup , modeste malgréses talens, & s'exerqant fans cessedans îa pratique des vertus. Parmi lafoule de ses maximes qu’on a recueil-lies , on ne citera que celle-ci : Laraison est un miroir qu'on a reçu duCiel j il se ternit ì il f tut l'essuyer.11 faut commencer far se corrigerfour corriger les hommes... Je ne•vomirois pas qu'on fût ma pensée , nela disons donc pas. Je ne voudrois pasqu'onsùt ce que je suis tenté défaire ,ne le faisons donc pas... Le Sagecraint, quand le Ciel est serein. Dansles tempêtes , il marcherait fur lessots & fur les vens... Voulez vousminuter un grand projet t écrivez furla poitjjtcre , afin qu'au moindre scru-pule il n'en reste rien... Un richemontroit ses bijoux à un sage : Jevous remercie des bijoux que vous medonnez, dit le sage —Vraiment jene vous les donne pas, repartit le ri-che. — Je vous demande pardon , ré-pliqua le lac» : vous me les donnez ;car vous les voyez est je les vois. J enjouis comme vous... Ne parlez jamaisde vous aux autres, ni en bien, farcequ'ils ne vous croiront fus i ni en mal,farce qu'ils en croient déjà plus quevous ne voulez... Avouer ses défautsquand on est repris , c'est modestie:les découvrir à ses amis , c'est ingé-nuité , c'ejl confiance : se les reprocherì soi-míme , c'est humilité ; mais lestUer prêcher à tout le monde ,Jil'onri y prend garde , c’est orgueil... LePere Couplet a donné au public les3 premiers livres de Cotifncìus enlatin, avec des notes, Paris 1 1 , 87 ,jn-ko>. ; & on les traduisit Vannéesuivante en franqois, fous le titrede Morale de Confucius, iu - 12...Voyez Heidtrich.

CONGRÉVE , ( Guillaume) néen Irlande dans le comté de Corck«N i6^r, mort en 17*9. Son pere

CON

le destina d’abord à l’étude desloix; mais il s’y livrì fans goût,& par conséquent sans succès. L»nature l’avoit fait naître pour lapoesie , & fur - tout pour la poésiedramatique. C’est , de tous lesAnglois, celui qui a porté le plusloin la gloire du théâtre comi-que. Ses pieces font pleines decaractères nuancés avec une ex-trême si n esse. On n’y essuie pas lamauvaise plaisanterie. On y avoifcpar-tout le langage des honnetes-gens avec des actions de fripon :ce qui prouve , suivant M. deVoltaire , qu’il vivoit dans ce qn’onappelie la bonne compagnie. Sunmérite & fa réputation l’élevcrcntégalement à des emplois lucratifs& honorables. II quitta de bonne

heure les Muses, se contentant decomposer dans í’occasion quelquesPieces fugitives, que 1 amitié oUl’arnourlni arrachoient. II semblo ftmémo qu’il rougit d’être homme <lelettres, quoiqu’il dût fa fortuneaux lettres. II ne vouluit être re-gardé que comme gentilhomme»mais cette vanité étoit bien P et *philosophique. Qo’est ce q u'un «<►*ble , qui n’est que noble ? Voici letitre de ses Comédies : Le vie’ 1 *Garçon, le Fourbe; Amour î oufamour; P Epouse du matin; le Ch c ‘min du Monde. On a encore de l u ‘plusieurs autres pieces , des Opb'* *des Odes, des Pastorales, & desTraduisions de quelques morceaux

des poètes Grecs & de Latins- ****Œuvres parurent à Londres I73°*

3 vol.in-ia.&à Birmingham t 7 blf3 vol. in-8. /

CONINCK, (Gilles) Jésuite - »eàBailleul en 1571, Si mortâ Lo -vain en 1636, a publié des ( emme»-taires fur la Somme de 8- Ihoiaas*fous ce titre : Commentariotfídisputationum, in universuì» I'trinxm, D. Tboiiuc , de Sacrants