A
'7? 4 CON
«nsantatiprès d'Artaxerces, de vou-loir enlever l’ionie & l’Eolide auxPerses, pour les faire rentrer fousla domination des Athéniens. Ti-ribase, satrape de Sardes, le fit ar-rêter fous ce vain prétexte. Onn’a pas su précisément ce qn’ildevint. Les uns disent que l’dUis-tre accusé fut mené à Artaxerces,qui le fit mourir ; d’autres assu-lent qu’il se sauva de prison. IIlaissa un fi's , appelle Timoibíe ,qui, comme son pere, se signaladans les combats.
II. CONON, astronome de l’is-le de Samos, éto>t en commercede littérature &d’amitié avec Ar-chimìie, qui lui envoyoit de temsen tems des problèmes. C’elt luiqui métamorphosa en astre la che-velure de Bérénice , sœur & fem-me de Ftoloméc-Evergète vers l’an300 avant J. C. Cette reine in-quiété du fort de son époux, quiétoit alors dans le cours de cesconquêtes , fit vœu de consacrersa chevelure , s’il revenoit fansaccident. Ses désirs ayant été oc-complis, elle s’aequitta de fa pro-messe. Les cheveux consacrés fu-ient égarés quelque tems aprè-sConon , bon mathématicien , maisencore meilleur courtisan , consola Evergite désole de cette per-te, en assurant que la chevelurede Bérénice avoit été enlevée auciel. II y a sept étoiles prés de laqueue du Lion ,• qui jusqu’alors n'a-voient fait partie d’aucune constel-lation; l’astronome, les indiquantau roi, lniuit que s’étoit la che-velure de fa femme , & Ftoloméevoulut bien le croire. Catulle àlaissé en vers latins la traductiond'un petit Poème grec de Calli-mitque à ce sujet.
III. CONON, originaire de1 h race, né en Sicile, pape après lamortde/erw P", le 11 octobre OS 6 ,
CON
mourut le si septembre del’annéôsuivante. C’étoit un réillard véné-rable par sa bonne mine, ses che-veux blancs , fa simplicité & f*candeur.
I. CONRAD I, comte de Fran-conie , fut élu roi de Germanie en91 î , après la mort de Louis IV.Othon , duc de Saxe, avoit été choi-si par la dicte; mais se voyanttrop vieux , il proposa Conrad,quoique son ennemi , parce qu'ille croyoit digne d u trône. “ Cet-,, te action 11’est guere dans l’ef-„ prit de ce tems presque fan va-„ ge, (dit un historien qui contre-dit souvent tous ceux qui l’ont„ préccdé ). On y voit de l’ambi-„ tion , de ta fourberie , du cou-„ rage, comme dans tous les autres„ siécles ,• mais, à commencer par„ Clovis , ( ajoute- 1 -il non moins„ témérairement , on ne voit pas„ une action de magnanimité. „C’est calomnier la nature humai-ne. 11 est très-sûr qu’il y avoitmoins de rafinement dans ce fic-elé que dans le nôtre; mais il fautêtre bien hardi, pour avancer qii’onn’y vit aucune action de vertu...Tous les peuples reconnurent Con-rail, à l’cxception d 'Arnold duc deKaviere , qui le sauva chez lesHuns , & les engagea à venir ra-vager l'Allemagne. 11 s portèrentle fer & le feu jusques dans l’Al-sace & tur les frontières de la Lor-raine. Conrad les chassa par la pro-messe d’un tribut annuel, & mou-ruc en 918, lans laisser d’enfansmâles. II imita, avant de mourir,la générosité d ’Othon à son égard ,en désignant pour son successeurle fils du même Othon, Henri quis’étoit révolté contre lui.
II. CONRAD II, dit le Salique,fils d'Hcrman duc de Franconie ,élu roid’Aliemagne eu ioî 4 , aprèsla mort A'Henri , ept à combattre