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Tome IIe. [BA - CON.]
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762 CONcusé des plus grands vices ; maiscomme il se déclara centre ces der-niers , leur témoignage doit paroî-tre suspect. Constant n’avoit que 30ans, lorsqu’il sut égorgé; il enavoit régné 13.

II. CONSTANT II, empereurd’Orient, fils A' Hcrnclius-Constan-tin & petit fils d' Hcraclius, fut misà la place dc son oncle Hcracleo.iasen 641. Les Monothéistes l'avoientélevé; il les protégea & s’en taillagouverner. Le patriarche Paul ,maître de son esprit, l’cngagea àsupprimer VEcihise , & à mettre eusa place le Type. C'étoit un édit,dans lequel, après, avoir exposéles raisons pour & contre, on dé-fendoit aux orthodoxes & aux hé-rétiques de disputer fur les deux vo-lontés de Jésus-Christ. Le paneMartin /, nouvellement élevé furla chaire de Rome, condamna leType en 649 dans un concile. Cons-tant , irrité contre Tbéodose son frè-re , à qui le peuple marquoit beau-coup d’amitié , le forqa à se faireordonner diacre , de peur qu'on neRelevât à l’empire; mais cette céré-monie ne le rassurant point, il le fitmassacrer inhumainement. Le; re-mords, fruits amers du crime , l’af-saillircnt aulsi-tôt, & présentoientfans relâche à son esprit égaré , l’i-mage de Tbéodose , qui le poursui-voit un calice à la main , en lui di-sant, Lover , mon frere .’ .... L an66a il passa en Italie , pour réduireles Lombards; &dc-lààRome, oùil enleva tout ce qui fervoit à décorercette ville. Après Ravoir dépouilléede tout ce que la fureur & l’avaricedes barbares n’avoient pu enlever, ilalla en Sicile y établir 1 a cour. Aussimauvais prince à Syracuse qu’à Ro-me , il ruina les peuples par ses exac-tions , & enleva des églises lestrésors, les vases lacrés, & jusqu’auxornemens des tombeaux, & fitpé-

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rir les plus grands seigneurs dansles tourmens. André , fils du patriceTroïlc , le suivit un jour aux bains ,fous prétexte de lui aider; il prit levase avec qui on versoit de' l’eau,& lui en donna un coup si violentsur la tète , qu’il le renversa mortRan 66z. Odieux aux peuples , en-core plus odieux à fa famille , persé-cuteur des Catholiques , personnene pleura la mort de ce tyran. Heut tous les défauts, fans aucunevertu. II vit avec tranquillité lesSarrasins conquérir fes états, s’cm-parer de l'Afrique & d une partiede R Asie , fans oser paroîtreàla têtede fes troupes.

III. CONSTANT, (Germain) ju-ge-garde de la monnoie de Toulouse,publia en 1657 , àParis, un savantTraité de la Cour des Monnaies if? del’étcnduc dc fa Jurisdicíion , I vol*in-fol. L’auteur avoit fouillé dansles archives publiques, dans les dé-pôts , dans les bibliothèques, dansplusieurs cabinets defavans.

IV. CONSTANT, ( David}professeur de théologie dans l’acade-mie de Lausanne, né en 1638 , morten 177,3 , s'est fait connoítre des la-va ns par plusieurs ouvrages plein 5d érudition. II étoit en commercelittéraire avec Daiilé , Amyruult ,Turretìn , Bayle , Mcflrezat. On Sde lui : I. Des éditions île Florus , d eSOffices de Cicéron & des Colloque 5d'Erasme, enrichies 1 de remarquéchoisies Sc judicieuses. II. Des Dis"seriatìons fur lufcmme dcZoth , f 11 *’le Buisson de Moïse , fur le Serpeuli’airuin , &sur le passage de laRouge. Ces dissertation', estiméespour le style & pour le fonds , s° nten latin. III.Lin Abrégé de Politique »dont on arme édition de 1687 , ? ottaugmentée. IV. Son Système de Me."raie Tbéologiquc, en 2; dissertations*

I, CONSTANTIA, {FlaviaJ !, ‘lia ) fisie ainée del’empcreur Cous"