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Tome IIe. [BA - CON.]
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i'ané clans l’intelligence rfes an-ciens auteurs. Mais ces injures nefirent tort qu’à celui qui les vo-missait. Au relie , le Perc Nicérondoute que Constantin soit parvenuá Tige de roZ ans; & l’on peutvoir ses raisons dans le terne r7mede ses Mémoires, pag. 147.

CONSTANTINE, ( Fluvia-Ju-lia Constnntìna') fille ainéede l’em-pereur Constantin & de Faust a , futmsriée l’an 33; par son pere àHannihalien , tué quelque temsaprès; puis donnée Pan 351 parson frere Constance à Gullus soncousin, qui reçut, à l’occasion dece mariage, le titre de César. Cetteprincesse fiere, avare & inhumai-ne , abusant du caractère dur Lborné de son époux, lui fit com-mettre des injustices criantes & descruautés fans nombre ; elle le pré-cipita de crime en crime , jufqu’àvouloir usurper l’empire. MaisConstance, instruit de l’attentat deGallus , lui fit perdre l’cspérancede la couronne avec la vie l’an3 {4 ; & Constantine ne se déroba aumême châtiment, que parce qu’ellefut emportée peu de ten\s aupa-ravant, après une maladie de quel-ques jours , occasionnée par unexcès de Fatigue.

C O N S U S , Dieu des conseils.Les Romains lui avoient élevé unautel fous un petit toit dans legrand'Cirque, à l’extrêmitc de lalice. Ce petit temple étoit enfoncéde la moitié en terre. O11 y célé-brois des fêtes magnifiques en sonhonneur. On prétendait que ceDieu avoit conseillé à Romulus d’eu-lever les Sabines.

CONTANT , (Pierre) né à Ivri-fur-Seine en 1698 , mort à Parisen 1777 , fut le disciple de lVat-ican pour le dessin , & de Dulinpour !'architecture. II fit de sigrands progrès dans ee dernier art,

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qu’il Fut reçu de l’académie à 18ans. Les maisons de M. Crazat deThìers & de M. Crozat de Tugniiles écuries de Bissy , où il prati-qua le premier ces voûtes en bri-que si hardies ; l’églife de Pan-themont , selle de Coudé en Flan-dre, celle de St. JVaast d’Arras ,celle de la Magàcleinc à Paris ;l’AiuphithéÂtre de St. Cloui , l’Hô-tel du gouvernement à Lille, ontété élevés par lui ou fur ses dessins.II a laissé un vol. in -fyl gravé deíes procédés d’architecture. M.Dulin , qui a épousé sa fille uni-que , soutient la réputation de sonbeau - pere.

I. CONTARINI, (Gaspard) na-quit en 1483- II étoit de l'ancien-nefamille des Contarini de Venise,féconde en hommes illustres dansles armes & dans les lettres , & futambassadeur de la république au-près de l’einpereur 'Churles-Quint.II s’acquitta si bien de fa commis-sion , qu’à ion retour il eut un gou-vernement considérable. Il ne leservit pas moins utilement en plu-sieurs autres occasions importan-tes. Paul III l’honera de la pour-pre Romaine en i;z; , L l’envoy»légat en Allemagne en 1541 , stc.Tannée d’après à Boulogne, où ilmourut âgé de 59 ans. Sa dernieremaladie fut une fievre qu’il ga-gna pour avoir soupe un jour d'étédans un sallon où i’air fraix se fai-sait trop sentir. O11 lui doit plu-sieurs Traités de philosophie , dethéologie & de politique, impri-més à Paris en r §71 , 2 vol. in-fof.II écrivait en latin avec beaucoupde politesse L de netteté; mais ilétoit plus profond dans k philo-sophie que dans la théologie. Sesprincipaux ouvrages font : I. UnTraité ie l’Immortalité de VAme ,contre Fompcnacc son maître. II.Un Tr ai U de í Sutruuens, qui est plu-CCC ÍY