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Tome IIe. [BA - CON.]
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i't' les. princesses ennemies de ma-dame de Maintenon , tous ceux clela cour c,u! n’étoient pas de ceparti, avoient été chansonnés. Oncrut pouvoir apprendre ce qui s’yétoit passé, par Corbineilt. D ’Argen-fon , lieutenant de police , se trans-porta chez le goutteux Epicurien,& lui demanda : Où avez-vous soupéun tel jour > — Tl me semble que jew m'en souviens pets , répond enbâillant CorhínelU. H! Ne connoijfez-•votis pas tels U tels Princes ? — JeFui oublié. — N'avez-vous pas soupéavec eux ?--- Je ne m'en souviens pasdu tout. tZ II me semble qu'un hommecomme vous devroitse snivenir de ces

choses-là _» Oui , Monsieur ; mais

devant un homme comme vous , je nefuis pas un homme comme moi.

CORBUEIL, (François) dontle nom étoit Villon , encore plusconnus par ses friponneries que parles poésies, naquit à Paris en 1431.Ayant été condamné à être pendupour ses vols , fa gaîté ne l’ahan-donna point ; & il fit deux épita-phes, l une pour lui, Vautre pour«s compagnons, fl appella de lasentence duchâtelet auparlement,Vn commua la peine de mort encelle du bannissement. 11 n’en futP a * plus honnête. Ses récidives luiWeriterent une seconde fois la cor-. ' mais Louis XI lui sauva lav >e. Depuis cette aventure, Fillon"J 0 parut plus ; il scroit difficile‘‘c fixer le lieu & le teins de fa^ort. II fie retira , ( si l’on en eroitinbelaìs') en Angleterre, L y fut^cueilli par Edouard IV , qui en’t son favori. La nature l'avoitMaître avec dn talent pour la!- 'csie, du moins pour la poésie"'Plp , naïve L badine. C’eft leiíif| 0ln ' er (suivant Dej'préaux') quibur°' <! ^ a 1 ^'" ls ^ eS barbares ,

c . confus de nos vieux Roman-r ‘ » mais il tomba comme euxf’tne II.

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dans la bassesse & dans l’indé-eence, & ses ouvrages se ressen-tent beaucoup de la corruption deses moeurs. François /, qui aimoîtee poète, chargea Marot de donnerùne édition correcte de ses Poésies.C’cst fur cette édition que fut faitecelle du célébré Consteller , in-g°.en 1723. On en a donné une antre dla Haye , même format, en 1742,enrichie de notes.

CORBULON, ( Domìtìus')général Romain , célébré par lavaleur, rétablit l’honncur de l’cm-pire fous Claude & feus Néron. IIprit plusieurs forteresses fur lesArméniens, assiégea Artaxate leurcapitale , rasa ses murs , en brûlatoutes les maisons, & en épargnatoutefois les habitans qui luiavoient ouvert leurs portes. IIchassa Tiridatc d’Arménìe, remitTitrant fur le trône , & contrai-gnit les Parthes à demander lapaix. Néron plus jaloux que re-coimoissant de ses services , or-donna de le mettre à mort au portde Cenchrée. L’illnstre généralayant appris ce cruel ordre , tiraIon épée & s’en perça , l’an 66de Jésus - Christ , en disant: Jel'ai bien mérité !

CORDEI.ET , (Claude) maîtrede musique de St. Germain l'Anxcr-rois , né à Dijon, mourut à Parisen 1760. On a de lui quelquesMorceaux .qui obtinrent les suffra-ges des connoisseurs.

I. CORDEMOI, (Géra,id de)Parisien , quitta le barreau pour laphilosophie de Descartcs. íìofuctle donna au Dauphin en qualitéde lecteur. II remplit cet emploiavec succès & avec zele, & mou-rut en 1684, membre del’académieftançoife. O11 doit à fa plume tI. L 'Histoire générale de France ,durant les deux premières races d ?nos Rois, en í vol. in-fol. i6z;;

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