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zíeme siecle, gagna d'abord ta vieen exerqant son talent pour la gra-vure. S’étant dégoûté du burin ,il apprit le latin. Ses progrès fu-rent rapides , L il devint secré-taire de la ville de Harlem. Leprince d ’Orange , gouverneur deHollande, se servit de sa plumepour composer son premier Ma-nifeste , en r;66. La duchesse deParme , ayant su qu'il en étoitsauteur, le fit enlever de Harlem,& conduire à la Haye. Sa femme,craignant qu’il ne sortît jamais defa prison , voulut gagner la pestepour la lui communiquer & mou-rir avec lui. Cornbcrt n’cut pasbesoin de cette ressource extrava-gante. II s’évada furtivement, &reprit son métier de graveur. Cefut alors qu’il commeuqa à dog-matiser. Quoiqu’ennemi de la re-ligion Catholique, il ne laissa pasde s’élever contre Luther , Cal-vin , & contre les ministres duProtestantisme. II prétendoit que ,sans une mission extraordinaire ,appuyée par des miracles éclatans,personne n’avoit droit de se mêlerdes fonctions du ministère évan-gélique. Les différentes commu-nions avoient, suivant lui , besoinde réforme ; en attendant queDieu suscitât des apôtres & desréformateurs , toutes les sectesChrétiennes dévoient se réunir fous
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une forme A'Intérim. Son planétoit , qu’on lût au peuple le textede la parole de Dieu, fans propo-ser aucune explication , sans rienprescrire aux auditeurs. II croyoisque, pour être véritablement chré-tien, il 11’étoit pas nécessaire d’étremembre d’aucune église visible. IIse conduisit suivant ses principes,ne communiquant ni avec les Ca-tholiques , ni avec les Protestans,ni avec aucune autre secte. Onvouloit le faire renfermer pour lereste de ses jours ; mais on crutqu’il valoit mieux le laisser rêver& mourir en paix. II mourut en1*590. Ses Œuvres furent impri-mées en 16 go , 3 vol. in-fol.
CORNIFICIA , sœur du poèteCornificius , brilla par son esprit sousl’empire d'Auguste. Elle égala entout genre de poésie son frère Cor-nìstcius , qui étoit un excellent ver-sificateur. La science , disoìt-elle,est la seule chose indépendante de lafortune.
I. CORNUTUS,philosopheStoïcien, natif d’Afrique , précep-teur du poète Perse , fut mis dmort par ordre de Néron , versl’an Ç4 de Jésus-Christ.
II. CORNUTUS, ( Jacques )médecin de Paris du dix-septiemasiecle , a donné en latin une Des-cription des. Plantes de l’Amérique ,d Paris, 1635 , in-4°.
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F j n du Tome II.