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“ Aux premiers chants de l’aloiiette qui“ annonce le jour aux premiers rayons de“ l’Astre qui eclaire le monde, le berger“ s’arrache des bras de sa berg&re, qui ne“ cherche point ^ retarder un depart qui“ l’afflige. En meme-temps un nombreux“ troupeau des vacbes pesantes se presse“ avec un mugissement joyeux dans le“ sentier ou bribe la ros6e ; bientot elles se“ dispersent, pour suivre tl pas lents les“ touffes de trefle & des plantes fleuries, &“ fouchent l’herbe tendre avec leurs langues“ tranchantes: la, le berger assis pr&s“ d’une chute d’eau, appelle avec son cor“ l’echo qui lui repond.
“ Lorsque les rayons obliques de Soliel“ prolongent les ombres, & que cet Astre“ fatigue de sa course, va se refraichir dans“ le repos, le troupeau rassasie d’une pa-“ ture abondante, retourne avec le mbme“ empressement vers l’abri connu des cha-“ lets. Les deux 6poux se saluent & se
retrouvent avec un plaisir 6gal; un“ grouppe d’entans rtjouis s’empresse & f6-“ latre autour d’eux. Des que les ge-