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culté de prescrire aux peuples des devoirs qui peu-vent nuire aux sociétés en affermissant son pouvoir ;s’il est possible aux peuples de s'opposer à ce quela puisiànce législative ne s’écarte des devoirs es-sentiels k la société, qui fait toute sa force ; fi dansce cas, la société n’est pas endroit, ou d’exiger laréforme des loix, ou de les réduire à rester fansaucune exécution. La premiere vue du législateurdoit donc être de ne point faire de loix évidem-ment contraires aux intérêts de la société, puis-que son autorité n’est instituée que pour protégerces mêmes intérêts. Or, il ne peut espérer de main-tenir par la force son union avec la société ; cartoute sa force dépend de sa réunion avec elle :c’est ce qui fait que les droits qu’il exige ne fontétablis que fur des devoirs qu’il doit manifester.
CHAPITRE IX.
Sur le Gouvernement.
PUISQTJE le pouvoir législatif n’est point celui defaire évidemment des loix destructives des biensqu’ on attend de l’exercice de ce pouvoir , & quifont l’objet de son institution par la société ; queles hommes en fe réunissant en sociétés particu-lières pour être plus heureux, n’ont jamais pu seproposer un établissement qui dût nécessairementles rendre plus malheureux , une contradiction sisensible , st évidente , entre la fin & les moyens,n’est pas dans l’humanité. S’il existoit une nationassez déraisonnable pour instituer chez elle un telpouvoir arbitraire, on ne peut disconvenir qu’ilne pourroit se concilier avec les devoirs trop ri-goureux qu’il doit entraides. Nous avons cepcn-Part. I. B