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Ouvrages politiques et philosophiques : contenant I. L'ordre essentiel & politique des Puissances. II. Code des Nations, ou Examen philosophique & politique de l'Homme, considéré dans l'état de nature, d'avec l'Homme en société. III. Essai politique sur le Commerce des différentes Nations avec la France, & sur celui de la France avec quelques Nations de l'Europe & des autres parties du Monde
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culté de prescrire aux peuples des devoirs qui peu-vent nuire aux sociétés en affermissant son pouvoir ;sil est possible aux peuples de s'opposer à ce quela puisiànce législative ne sécarte des devoirs es-sentiels k la société, qui fait toute sa force ; fi dansce cas, la société nest pas endroit, ou dexiger laréforme des loix, ou de les réduire à rester fansaucune exécution. La premiere vue du législateurdoit donc être de ne point faire de loix évidem-ment contraires aux intérêts de la société, puis-que son autorité nest instituée que pour protégerces mêmes intérêts. Or, il ne peut espérer de main-tenir par la force son union avec la société ; cartoute sa force dépend de sa réunion avec elle :cest ce qui fait que les droits quil exige ne fontétablis que fur des devoirs quil doit manifester.

CHAPITRE IX.

Sur le Gouvernement.

PUISQTJE le pouvoir législatif nest point celui defaire évidemment des loix destructives des biensqu on attend de lexercice de ce pouvoir , & quifont lobjet de son institution par la société ; queles hommes en fe réunissant en sociétés particu-lières pour être plus heureux, nont jamais pu seproposer un établissement qui dût nécessairementles rendre plus malheureux , une contradiction sisensible , st évidente , entre la fin & les moyens,nest pas dans lhumanité. Sil existoit une nationassez déraisonnable pour instituer chez elle un telpouvoir arbitraire, on ne peut disconvenir quilne pourroit se concilier avec les devoirs trop ri-goureux quil doit entraides. Nous avons cepcn-Part. I. B