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Ouvrages politiques et philosophiques : contenant I. L'ordre essentiel & politique des Puissances. II. Code des Nations, ou Examen philosophique & politique de l'Homme, considéré dans l'état de nature, d'avec l'Homme en société. III. Essai politique sur le Commerce des différentes Nations avec la France, & sur celui de la France avec quelques Nations de l'Europe & des autres parties du Monde
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çois (A); Pautre, Pétabliffement des manufacturesde soie k Lisbonne & dans quelques autres villesdu Porrugal, qui ont auífi détruit le commercedes Génois, Florentins, Vénitiens & autres Ita-liens , qui avoient profité de la décadence de celuides François. On peut ajouter une troisième rai-son k ces deux premieres, cest la défense qusonfit en France des sucres & des tabacs de Portu-gal, pour favoriser le débit de ceux de la Compa-gnie Françoise des Indes dOccident, établie en1664', ^ es Portugais, par une espece de représail-le , ayant au si de leur part interdit dans leursEtats le commerce des manufactures de France. IIse fait cependant encore en Portugal quelque né-goce détoffes de soie de la fabrique Françoise,particulièrement des plus beaux brocards, sur-tout ceux dor & dargent : on peut dire de mèniedes perruques faites par les perruquiers de Paris, ,dont les seigneurs Portugais 11e se peuvent palier.

Ce sont les Hollandois qui ont le plus profité deces contre-tems & de cette mésintelligence entreles deux nations, si unies depuis les secours queles François avoient si généreusement donnés dansla révolution de Portugal.

Il sc fait ausii des envois de Portugal dansîe Bré-sil, de toiles de Bretagne, de droguets, de serges& de brocards nués de toutes sortes de couleurs,que la France fournit. Les marchandises dAngle-terre font la plus grande partie du commerce enfoies, taffetas & soieries, qui viennent dItalie ; carce sont celles dont le débit est plus grand, parcequelles conviennent k tout le monde. Les retoursdu Brésil sont en sucre, en tabac, en cuirs.

Tout

(K) On en peut voir un Mémoire détaillé dans le chap. zdu livre II de la deuxicme Partie du Parfait Négociant,