H-( 340 )
nés ceíîèroit, fi l’on ôtoit aux Indiens , qui sontpresque les seuls qui y travaillent, l’ulage decette boisson.
II paroít inutile de traiter ici des différens portsdes Côtes de l’Amérique Espagnole fur la Merdu Sud , étant pour la plupart l’étape des mar-chandises du Chily, du Pérou & de la NouvelleEspagne pour les villes des Côtes de la Mer duNord. Ils servent ausli d’entrepôt pour celles desIndes Orientales & des Philippines, avec lesquel-les elles entretiennent un commerce aíîèz con-sidérable.
Extrait d'un Mémoire sur le Commerce d’or &d'argent qui se fait dans les Royaumes du Pérou,■,& du Chily , & de la Nouvelle Espagne.
Toutes les mines d’or & d’argent qui sont dansles royaumes du Pérou, du Chily & du Mexique,appartiennent au Roi d’Espagne, a qui il est dûun ;we. de tout ce qu’on en retire. Si ce'droit étoitpayé exactement, il n’y auroit point de Roi siriche que ce Monarque ; mais les mineurs s’ac-Commodent ordinairement pour quelque sommemodique avec les officiers royaux les plus voisinsdes villes & des lieux d’où ils font tirer les matièresdes mines ; de sorte que fans courir aucun risque,ils trouvent la facilité de faire transporter leurspignes d’argent & leur or dans des endroits où ilspeuvent les commercer, & principalement auxCôtes du Pérou &du Chily , lorsqu’il y a des na-vires étrangers, fe bazardant même de les fairepasser jusqu’aux foires de Carthagene & de Porto-bello. Aulfi est-il certain que les navires qui vontdans la mer du Sud, rapportent beaucoup plusd’or & d’argent, qui n’estpoint quinté, aux mon-