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Tome premier.
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■peuple le jour cîe Ion abdication : Mon aieulMoavie I usurpa le sceprre de Syrie sur lapojîérité du prophète , dont le gendre étoitbeaucoup plus noble , plus parfait & plusVertueux que Moavie , qui ne fut qu’un usur-pateur. Mon perë Jejìd trempa ses mainsdans le sang d’Osein , petit - fils du pro-phète , qu’il eût dû respecter comme sonmaître ; je me croirais criminel , fi je re-gardois comme un légitime héritage une puis-sance usurpée , qui ne s’ejì affermie qu’enversant le sang le plus jeteré. Je me con-damne à pleurer dans le silence la faute demes peres , & je vais demander au prophètequ’il pardonne les crimes de ma maison.

Abdalla ne fut pas profiter de cette ab-dication pour abolir le califat de Syrie. LesArabes &c les Syriens , long-temps rivaux& ennemis, fentoient également l’irnpor-tance de réunir fous un même chef toutesles forces de 1 empire. Tous les yeux fefixerent fur Abdalla , & il fut le seul quiopposa des obstacles à son élévation ; aulieu de désarmer les haines, il les aigrit pardes vengeances imprudentes ; ébloui parune aurore de fortune, il s’abandonna àtoute la férocité de son caractère. Tousles Ommiades qui rélìdoient à la Mecquefurent égorgés avec leurs partisans. LesSyriens instruits de ses cruautés, refusèrentd’obéir à un maître auslî barbare. Mervan,qui d’abord avoir voulu l'élever au trône,y fut placé lui-même par le suffrage una-nime de la nation. Le califat fut partagé,& les haines nationales produisirent denouveaux ravages. Abdalla resserré dansl'Arabie , laist'oit languir dans l’obícuritéles enfans d'Ali, quoique ce fùt du titred’être leur parent qu’il empruntât le droitde commander. Il étoit trop ambitieux pourdescendre du trône, &c Thabitude du com-mandement ne laisse appercevoir que desamertumes & des humiliations dans la vieprivée. Le droit des Alides au califat, luicaufoit de vives inquiétudes. Il exigea deMahomet qui étoit l’ainé, un serment defidélité ; mais ce jeune prince, fier de lanoblesse de ion origine , lui répondit quele sang dont il sortoit ne connoiûoit pointde maître : les menaces ni les promesses nepurent vaincre fa résistance. L'usurpateurindigné de ce refus, comprit ce qu'il devoitTome J.

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en attendre; tous les Alides furent traînésen prison par ses ordres, & il ne leurlaifla que l'alternative de mourir ou de sous-crire à leur dégradation. Il leur accorda untemps limité pour se résoudre; leurs par-tisans alarmés fur leur fort, s’alsemblent tu-multuairement, & se rangent sous les ordresde Moctar, qui force Abdalla à relâcherces illustres prisonniers, le jour même qu’ondevoit prononcer l’arrêt de leur mort. Cettefaction aísez puissante pour leur conserverla vie, fut trop foible pour les placer furle trône de leurs peres. L'Arabie étoit alorsdévastée par les Syriens, qui s'en regardoienccomme les dominateurs; on avoit besoind'un chef qui pût la garantir du joug étran-ger : il eût été imprudent d’allumer uneguerre civile, quand les Syriensmenaçoientles villes. Les haines furent suspendues, lesfactions fe réunirent fous les ordres d‘Ab-dalla (jui, étant dé j a revêtu du pouvoir,paroilloit le seul capable de présider auxdéstinées publiques. Il ne confirma pas l'idéequ’on s’étoit formée de fa capacité : cetusurpateur ne savoir répandre que le sangde les ennemis désarmés; intrépide soldat&c général sans talent, il ne put sauver nila Mecque, ni Médine, ni l’Irax, qui furentla conquête des Syriens ; & après avoir étéle honteux témoin de leurs victoires, il per-dit la vie dans une bataille, l’an 7; del’hegire, &c la soixante & douzième annéede Ion âge. ( T — N. )

ABD AR , f. m. nom de l’officier du roide Perse qui lui sert de l’eau à boire, & quila garde dans une cruche cachetée, de peurqu’on n’y mêle du poison, à ce que rapporteOlearius dans son voyage de Perse. ( G )

* ABD A R A, ( Géogr. ) ville d’Eíjjagne*bâtie par les Carthaginois dans la Bctìque,fur la côte de la Méditerranée ; on soup-çonne que c’est la ville qu’on nomme aujour-d’hui Adra dans le Royaume de Grenade.

ABDELAT 1 F , ( Hst. des Tortures. )grand Kam des Tartares, mort en 1455,fut le dernier de la race de Gengis-Kham.

§ ABDELAVI, subst. masc. ( Histoirenatur. Botanique. ) nom Egyptien d’uneeípece de melon, qui diffère des autreseípeces en ce que la plante en est beaucoupplus velue, plus tendre; les feuilles plusrondes, moins découpées ou moins sinueuses.