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M. Bradley s’accordent à donner k mêmequantité pour la vîtertè avec laquelle la lu-mière se meut.
Au reste comme les directions que l’onregarde comme paralelles, b c, BC, oubien a c, A C ne le font pas en effet, maisconcourent au même point du ciel, savoirà l’étoile E, il s’ensuit qu a mesure que laterre avancera sur la circonférence de sonorbite, l’arc ou la petite tangente a b qu’ellcdécrit chaque jour venant à changer de di-rection , il en sera de même à l’égard de laligne A C qui dans le cours d’une annéeentiere aura un mouvement conique autourde SC ou de A E , en forte que prolongéedans le ciel, son extrémité doit décrire unpetit cercle autour du vrai lieu qu’occupesétoile; 6 c comme sangle ACB ou sanglealterne C AE qui lui est égal est de z o" , ilíera vrai de dire que sétoile ne íâuroit ja-mais être apperçue dans son vrai lieu, maisqu’à chaque année elle doit recommencerà parcourir la circonférence d’un cercle au-tour de son véritable lieu : en sorte que íîelle est au zénith, par exemple , elle pourraêtre vue à son partage au méridien alterna-tivement zo" plus au nord ou plus au midià chaque intervalle d’environ six mois. M. deMaupertuis dans ion excellent ouvrage inti-tulé Elémens de Géographie , explique Y aber-ration par une comparaison ingénieuse. Ilen est ainsi, dit-il, de la direction qu’il sautdonner au fusil pour que le plomb frappesoifeau qui vole : au lieu d’aj uster directementà soifeau, le chasseur tire un peu au devant,& tire d’autant plus au devant, que le volde soifeau est plus rapide par rapport à kvitesse du plomb. Il est évident que danscette comparaison soifeau représente la terre,Lc le plomb représente k lumière de sétoilequi la vient frapper. Cette comparaison
? eut servir à faire entendre le principe deaberration à ceux de nos lecteurs qui n’ontaucune teinture de Géométrie. L’explica-íion que nous venons de donner de ce mêmeprincipe d’après M. Bradley, peut être aurtíìà l’ufage de ceux qui n’en ont qu’une tein-ture légere ; car on doit sentir que si untuyau est mu avec une direction donnéequi ne soit pas suivant la longueur du tuyau,un corpuscule ou globule qui doit traverserou enfiler ce tuyau cn ligne droite durant
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son mouvement fans choquer les parois dutimau, doit avoir pour cela une directiondifférente decclledu tuyau, 6c qui ne soit pasparallèle non plus à 1a longueur du tuyau.
Mais voici une démonstration qui pourraêtre facilement entendue par tous ceux quifont un peu au fait des principes de mécha-nique, & qui ne suppose ni tuyau, ni riend’étranger. Je ne fâche pas qu’elle ait encoreété donnée, quoi qu’elle soit simple. Aurtsine prétends-je pas m’en faire un mérite. CB,(fig- 31. n°. 3.) étant ( hyp . ) k vîteíleabsolue de sétoile, 011 peut regarder C Bcomme la diagonale d’un parallélogrammedont les côtés seroient C A 6c A B ; ainsion peut supposer que le globule de lumière,au lieu du mouvement suivant C B , ait àla fois deux mouvemens, l’un suivant C A,sautre suivant A B. Or le mouvement sui-vant AB est commun à ce globule 6c àsocil du spectateur. Donc ce globule nefrappe réellement sœil du spectateur quesuivant C A; donc A C est La directiondans laquelle le spectateur doit voir sétoile:car k ligne dans laquelle nous voyons unobjet, n’est autre chose que la ligne suivantlaquelle les rayons entrent dans nos yeux.C’est pour cette raison que dans les miroirsplans, par exemple, nous voyons l’objetau dedans du miroir, & c . Voye - j ^ Miroir.Voye\aufifi Apparent.
M. Bradley a joint à fa théorie des for-mules pour calculer f aberration des fixesen déclinaison 6 c en ascension droite : cesformules ont été démontrées en deux diffé-rentes maniérés, 6 c réduites à un usagefort simple par M. Clairaut dans les Mé-moires de C Académie de 173J- Eli es ontaussi été démontrées par M. Simpson, de1 a Société royale de Londres , dans unRecueil de dijférens opuscules Mathéma-tiques, imprimé enAnglois à Londres 1 745.Enfin M. Fontaine des Crûtes a publié untraité fur le même sujet. Cet ouvrage a étéimprimé à Paris en 1744. Des Astronomeshabiles nous ont paru en faire cas ; tantparce qu’il explique fort clairement la théo-rie & les calculs de Y aberration , que parcequ’il contient une histoire artèz curieuse desorigine & du progrès de l’Astronomie,dreflee fur des Mémoires de M. le Monnicr.Nous avons tiré des Infiitutions Afironv -