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Tome premier.
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qui saisoient profession d’un genre de vieaustcre, dont Tertulien fait mention, lib.de prcescrip. cap. xliij. que Strabon loued’une pureté de mœurs extraordinaire, &qu'Alexandre ab Alexandro 8c Scaliger ontjugé à propos d'appeller du nom de phi-losophes , enviant , pour ainsi dire, auxScythes une distinction qui leur fait plusd'honneur qu’à la Philosophie , d’être lesseuls peuples de la terre qui n'aient presqueeu ni poètes, ni philosophes, ni orateurs ,8c qui n'en aient été ni moins honorés ,ni moins courageux, ni moins íàges. LesGrecs avoient une haute estime pour lesAbiens, 8c ils la méritoient bien par je neíàis quelle élévation de caractère, & je nefais quel degré de justice 8c d'équité dontils fe piquoient, singulièrement entre leurscompatriotes, pour qui leur períonne étoitíàcrée. Que ne dévoient point être auxyeux des autres hommes ceux pour qui lesIàges 8c braves Scythes avoient tant de vé-nération ; Ce font ces Abiens, je crois, quife conservèrent libres fous Cyrus, 8c qui fesoumirent à Alexandre. C'est un grand hon-neur pour Alexandre , ou peut-être un re-proche à leur faire.

ABIGAIL , ( Hijì. Sainte. ) fut d'abordfemme de Nabal, homme d’une avarice& d’une dureté extrêmes. Lorsque Davidfuyois les poursuites de Saul, il demeuraasiez long-temps avec tout ion monde dansles montagnes où Nabal avoit fes trou-peaux. Un jour le prince fugitif lui envoyademander quelques rafraicnisiemens, queNabal lui refusa en accompagnant ce refusde paroles outrageantes. David irrité jurade s’en venger ; & il l’eût fait si Abigaïl nefe fut hâtée de réparer la faute de son mari.Elle fit charger quelques ânes de provisions,6c alla elle-meme avec les domestiquesoffrir íes préíens au prince, pour tâcher decalmer fa colere. Abigaïl étoit belle ; Davidfut charmé de fa libéralité & touché de fabeauté. Nabal ayant appris par fa femmele danger qu’il avoit couru, tomba malade6c mourut dix jours après. Alors David fesouvint d’ Abigaïl, 8c la demanda pourfemme ; elle reçut cet honneur avec recon-hoistànce, & après que les jours du deuilde son mari furent pâlies, elle fe rendit aucamp de David, 8c í’époufa,

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ABIGEAT, f. m. terme de Droit civil,étoit le crime d’un homme qui détournoitdes bestiaux pour les voler.

* ABIMALIG, f. m. langue des AfricainsBeriberes, ou naturels du pays.

ABIMELECH , ( Hiji. Sacrée. ) fut unnom commun à tous les rois de Gérare,ville de l’Arabie Pétrée, de même qu’ondésigna les rois d’Egypte par celui de Pha-raon. Celui dont il est ici question , conçutune passion violente pour Sara qui, quoi-que enceinte & âgée de quatre-vingt-dixans, avoit encore ía fleur 8c le coloris deion printemps. Les rabbins qui jugent dela nature primitive d’après çe que leur offrela nature épuisée, assurent que fa beautétoujours nouvelle fut un don surnaturel.Mais il est inutile de recourir au miracle,pòur ne rien voir d’extraordinaire dans cettepassion , puisque la nature alors plus. vigou-reuse , prolongeoit le cours de la vie huVmaine jusqu à cent trente ans. Ainsi l’âgede quatre-vingt-dix ans étoit en proportionce qu’est aujourd’hui l’âge de quarante-cinqans, où l’on volt des femmes privilégiéesqui ont asiez de fraîcheur pour inspirer unevéritable passion ; d’ailleurs, 1 expériencedépose que ce ne font pas les plus bellesqui font na tre le plus tendre & le plus du-rablH attachement. Il est des traits vain-queurs & indépendans de la beauté 8c desoutrages du temps, qui fixent les penchan?& qui n’ont rien à redouter de l’inconstance,Vpye ^ Abraham, ( T —jv.)

Abimelech , ( HiJl. Sacrée. ) roi deGérare, fils du précédent, pensa aussi pren-dre pour femme Rebecca, déja mariée àIíàac parce que celui-ci difoit qu’tjlle étoitfa sœur , dans la crainte que si on eûtsoupçonné qu’elle fût ion épouse, op nele tuât pour la lui enlever. Mais lí roiayant vu Isaac qui fejouoit avec Rebecca,suivant le langage de l’Ecriture, fe doutabien qu’elle étoit ía femme, le fit avoueràIíàac, & ordonna à fes sujets de la respectercomme telle.

Abimelech , ( HiJl. Sacrée. ) fils deGédéon 8c d’une concubine qu’il avoit dansla ville de Sichem, s’empara du gouverne-ment après la mort de ion pere, 8c fe fitreconnoître pour roi, d’abord par les Sichi-mites qui lui doonerent soixante 8c dix