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au reste que des dupes qui puissent être trom-pés prr la baguette divinatoire, Sc des fon-tainiers superstitieux ou charlatans qui oientl’cmployer.
On peut quelquefois ramasser des eauxpour l’irrigation , en construisant des bas-sins ou de étangs au pié de quelque gorge ,ou dans quelque ravin , en aidant la direc-tion des eaux par quelque bouillet, ou parde petits foliés.
On ne doit jamais laiíser perdre les eauxdes grands chemins : souvent, avec unesimple rigole pavée qui traverse le cheminen biais , on les conduit fur le pré.
Les eaux grasses dégoûts font si précieu-ses , qu’il ne faut épargner aucun foin pourles rassembler. Souvent auísi , avec quel-que industrie , on pourroit profiter des ri-vières ou des ruisseaux, lors même qu’ilsparoíssenc trop bas : il ne s’agit que de lesprendre plus haut par un canal, ou d’éleverle lit du ruisseau , ou d’élever les eaux pardes roues Sc des machines dont quelques-unes coûtent très-peu, soit Rétablissement,soit d’entretien.
Vitruve & Perrault ont indiqué plusieurssignes extérieurs des bonnes eaux : réunis-sons les ici , en y ajoutant nos propres ob.ícrvations.
i °. Les bonnes eaux se connoissent auteint fleuri, à la vigueur Sc h la bonne cons-titution de ceux qui en usent. Toutes leseaux bonnes à boire, le font auísi pour fer-tiliser les prés.
t 0 , yittuve dit que les bonnes eaux nefont point de taches fur le bon cuivre.
3°. Elles font propres à cuire prompte-ment les légumes , pois , feves , len-tilles , Scc.
4°. La légèreté de l’eau est un indice debonté.
f °. Les eaux qui détrempent bien le savon,qui s’incorporent plusintimément avec lui,qui le font écumer davantage, Sc qui, parson mélange , deviennent blanches commedu lait, font plus légeres, & meilleures quecelles dans lesquelles il ne fe diílout qu'engrumeaux blancs, qui nagent fans fe dis-soudre entièrement.
6 Q . Toutes les eaux bonnes pour le blan-chiment des toiles, le font auísi pour l’irri-gation.
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7°. Les sources qui sortent du fond dr*vallees, après avoir coulé du fond des mon-tagnes , font légeres & très-bonnes , pourrordinaire.Cellesquifortencdu fable mâle,du gravier, de la terre rouge , font encoiemeilleures.
8 Q . Les eaux qui viennent par les fis-sures de la pierres de grès, ou arenacée &sablonneuse, ne fonr pas les meilleures, nipour la boisson, ni pour l’irrigation.
9 U . Les bonnes eaux n’ont ni goût nïodeur ; si elles font fomaches, ameres,fades , Scc. elles doivent être rejetées.
i o 9 . Les bonnes eaux prennent aisémentle goût , la couleur 3 c l’odeur qu’on veutleur donner.
n°. Si elles font fraîches en été , Scqu’elles parfissent chaudes Sc fumantes enhiver, elles font bonnes. Il en est de mêmedes eaux dont le cours ne gele que très-difficilement, Sc qui , dans les diverses sai-sons , n’éprouvent que peu de variation.
ii 9 . Les bonnes eaux s’échauffent faci-lement au feu, Sc fe refroidiflent prompte-ment à l’air.
13°- Elles font bonnes, si Bon volt lelong de leur cours un gazon frais Sc verd.
14 9 . Elles font bonnes loríqu’elles pro-duisent le cresson, le becabunga & le souciaquatique ; si les pierres íur lesquelles ellescoulent prennent un enduit brun , gras,doux au toucher.
15°. Elles font mauvaises lorsqu’ellescouvrent les caillouxd’une efpece de rouillejaune ; & très-bonnes, lorsqu’elles les cou-vrent d’une moufle 'chevelue , longue,épaiíle Sc d’un verd brun.
i6°. Les eaux des ruisseaux poissonneuxfont bonnes ; & celles où les postions Sc lesécrevisses pétillent ou ne prospèrent pas ,font mauvaises.
17°. Enfin les eaux font excellentes pourl’arrofement, lorsque , dans leur cours &cdans les bassins où elles patient , on voitdelongs filamens verds , qui ne font autrechose qu’une forte de moitsse aquatique ,ou des parties végétales réunies. Mais onconnoîtra mieux encore les bonnes eaux ,parles caractères que nous donnerons deseaux mauvaises ou médiocres.
Eaux mauvaises. i°. Les eaux ferrugi-neuses ou vitrioliques font, íàns contredit,
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