Band 
Tome premier.
Seite
207
JPEG-Download
 

A C A

Son bec est bleu , ton front incarnat, 'ses yeux noirs , entourés d’un cercle rougede sang. Sa tête Sc son cou font couvertsde plumes blanches, vertes & brunes, quitirent un peu fur le fauve. Les plumes desailes, ainsi que celles de son dos, font d'unverd changeant, cuivré & luisant, qui tiresur le rouge Sc lur le pourpre , comme cellesdu pigeon ou du paon ; celles du ventre Scdes parties inférieures font brunes, mêléesde rouge. Ses piés font noir-clair , Sc ses«ngles d'un noir très-foncé.

Ûacacalotl est commun autour des lacsdu Mexique qu’il fréquente : il s'y nourritde vermisseaux Sc de petits poissons , Sc ily conduit ses petits, que l'on rencontre íòuvent au printemps. Sa chair n'est pas dé-sagréable , Sc fournit une bonne nourri-ture , mais elle est un peu ferme, Sc conser-ve toujours une légere odeur de poisson ,comme la plupart des oiseaux aquatiques.

Remarques. Cet oiseau différé , commel'on volt du courlis , Numenius , en cecju'ilala peau du front chauve fans plumes;& comme ce caractère lui est commun avecplusieurs autres especes d’oiseaux , tels quele guara , le cuticaca, Scc. nous avons crudevoir en faire un genre particulier voisinde Yibis , dans la famille des vanneaux ,ui íe font reconnoître au premier coup'œil, parce qu'ils ont une partie des jambes, que l'on appelle improprementcuill’es,dénuées de plumes, Sc quatre doigts domle postérieur est attaché un peu plus hautque les trois antérieurs , qui font réunisensemble en partie par une membrane fortlâche. ( M. Adamsón.)

ACACHUMA , ( Géogr. ) ville de l'Erhiopie , que Ptolomée appelle Achuma. LesAbysses prétendent qu’eíle a été le séjourde Maqueda , Reine de Saba , & le lieu oùl ? on conservoit ses trésors. iC.A)

* ACACIA , f. m. C'est une forte depetit sac ou de rouleau long Sc étroit. Le-consuls & les empereurs depuis Anastasil'ont a la main dans les médailles. Les unsveulent que ce foie unmouchoir plié qui fer-Voita 1 empereur pour donner le signal defaire commencer les jeux : les autres , quege soit des mémoires qui lui ont été présentis ; c'est 1 avis de M. du Cange : pluiîeurs,, que ce soit un petit sac de terre

A C A 207

que les empereurs tenoienr d*une main,Sc la croix de l'autre ; ce qui les avertis-soit que tous grands qu’ils étoient , ilsseroient un jour réduits en poussière. Lesac ou açacia fut substitué à la nappe ,mappa , que l’empereur, le consul , ou toucautre magistrat avoir à la main , Sc doncil se servoit pour donner le signal dans lesjeux.

§ Acacia , C m. ( Hijî. nat. Botanìq. }•est le nom ancien que les Grecs ont tou-jours donné , depuis Téophraste , Dios-coride, Pline, Scc. Sc qu'ils donnent encoreaujourd’hui à l'arbre qui porte la gommearabique : néanmoins, malgré les réflexionsjudicieuses de quelques botanistes, on con-fond actuellement fous ce nom dans nospays lettrés, deux autres sortes d’arbres,qui n'ont lien de commun avec le gommierd’Arabie , sinon d’êcre épineux & de porterquelquefois de la gomme , mais d’une qua-lité fort inférieure, Sc qui d'ailleurs en dif-férent , non-seulement comme des elpeces ,mais même comme des genres de plantestrès éloignés.

Le premier de ces arbres est originairele l'Amériqueseptentrionale. Sc particuliè-rement du Canada, d’oùii fut apporté enFrance avant l’année 1600, par Vespasien»ssobin , professeur de botanique au jardinroyal de Paris, où il le démontrait fous lenom à’Acacia Ameticana , acacia d’Amé-tique. On fait que cet arbre porte le longle ses jeunes branches des épines nom-breuses , brun-rougeâtres , courtes, appla-ties Sc courbées en crochet comme celles.lu rosier ; que ses feuilles font ailées avec'un impaire , assez semblables à celles de la»réglisse ou du galega : que ses fleurs fontpareillement papillonacées, blanches, pen-dantes en épi, d’une odeur suave , mais très-forte ; enfin que son fruit est un légume*ipplari , membraneux , de la longueur du»loigt, à une seule loge qui s’ouvre en deux-oatrans , Sc qui contient depuis deux jus-qu'à huit graines en forme de rein , maisapplaties. Son écorce intérieure a un goût deréglisse qui , au rapport de Plukenet, lui a*Fait donner le nom de hquorìce tree , c’est--à-dire , réghjse arbre , glycyrrki^a arbor'> tocus par les Anglois de la Virginie;.Alrnageft } . pagp Ç, Cet auteur en a donné?