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Tome premier.
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server la marche grave & posce qui lui con-vient : Y accompagnement doit êtse sec &sans arpéger. On y peut retrancher des íbnsfans scrupule ; mais il faut bien choisir ceuxquson fait entendre. Les Italiens font peude cas du bruit ; une tierce , une sixte bienadaptée, même un simple uniílòn, quand lebon goût le demande, ieurplaisent plusquetous nos fracas dc parties & à’accompagne-ment : en un mot, ils ne veulent pas qu'onentende rien dans Yacccompagnement , nidans la balle, qui puiíse distraire l’oreilledu sujet principal, & ils ion t dans l'opinionque l’attention s’évanouit en fe partageant.

6°. Quoique Y accompagnement de l’orguesoit le même que celui du clavesfin, le goûten est différent. Comme les sons y font sou-tenus, leur marche doit être plus douce &moinslkutillante.Ilfautleverlamainentierele moins qu J on peut, faire glisser les doigtsd’une touche à l’autre fans lever ceux qui,dans la place où ils sont, peuvent servir àl’accord où l'on paíïê ; rien n'est si désa-gréable que d'entendre sur l'orgue cetteespece d ‘accompagnement soc & détaché ,qu’on est forcé de pratiquer sur le claveísin.Voyelle mot Doig er.

On appelle encore accompagnement ,toute partie de balle ou autre instrument,qui est composce sur un chant principalpour y faire harmonie. Ainsi un solo deviolon s'accompagne du violoncelle ou duclaveísin , & un accompagnement de flûte semarie fort bien à la voix ; cette harmonieajoute à l'agrément du chant : il y a mêmepar rapport aux voix une raison particulièrepour les faire toujours accompagner dequelques instrumens : car quoique plusieursprétendent qu'en chantant on modifie na-turellement se voix selon les loix du tem-pérament , cependant l'expérience nousmontre que les voix les plus justes & lesmieux exercées ont bien de la peine à semaintenir long temps dans le même tonquand rien ne les y soutient. A force dechanter on monte ou l'on deseend insensi-b!emcnt;& en finissant, rarement se trouve -t-on bien juste dans le même ton d'où l'onétoit parti. Csest en vue d'empêcher cesvariations, que l’harmonie dun instrumentest employée pour maintenir toujours la'voÊjçdans le même diapason , ou pour l’y

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rappeller promptement lorsqu'elle s’elíégare. Voye{ Basse continue. ( S)

Accompaonemfnt , f. m. ( JPoéfielyrique . ) Dans la musique vocale, toutdoit avoir son analogie avec la fiction poé-tique, & fa vraisemblance comme elle. Lesvers, le chant, la symphonie qui l’accom-pagne, forment ensemble une hypothèse,

1 dont le principe est dans la nature. Voye^dans les articles Air , Duo , Chant »Lyrique , Récitatif , en quoi consistela vraisemblance de l’expreísion musicale.

La vraisemblance de Y accompagnementest moins aisée à concevoir; & de routesles licences que la musique s'est données ,la plus grande est fans contredit le con-cours des instrumens avec la voix. Il nelaisse pourtant pas d'êcre indiqué par lanature , & d’être analogue au système dela fiction poétique, dont la musique estune branche du côté de l’expreísion.

i°. On a observé dans la nature d u corpssonore qu'il n’y a point de son pur & sim-ple , comme il n'y a point de rayon pur& simple dans la lumière du soleil. Chaquerayon de lumière est formé , comme l’onsait, d'un faisceau de rayons, qui séparés ,donnent les couleurs primitives. Chaqueson est composé de même de ses élémensqui donnent la baise Sc ses accords. Cen’est pas ici le moment d’en faire l’ana-lyse ; mais de cela seul que dans la naturele son principal est toujours accompagnéde ses harmoniques, la voix humaine esten elle-même un composé de sons qui for-ment ensemble un accord. Le premiermodele de Y accompagnement est donc cecomposé harmonieux, & sapremiere régléest d’imiter l’accord donné par la nature.

Quel est donc l'emploi de la symphoniedans cette espece d 'accompagnement ? Ce std’imiter le retentissement harmonieux dela voix, & de le rendre plus sensible.L’oreille même la plus exercée ne distinguepas dans le timbre de la voix les sons har-moniques & fugitifs; la symphonie les ex-prime, & l'oreiile qui en est frappée, re-ctum oî t leur analogie avec la voix dont ilssont émanés. Ainsi une voix soutenue pardesaccords de tierce & de quinte, n’estqu'unevoix dont la résonnance est distinctementprononcée. Voilà dans Yaccompagnement