À C c
une musique à plusieurs parties : delà vientque les anciens n’cn ont point parlé.
La premiere & la plus essentielle partiede la composition moderne, roule fur laconnoissance de tous les accords dont lamusique peut faire usage, & sur la maniéréla plus avantageuse de les combiner. Nousne parlerons ici que de la nature des accordsen particulier; leur combinaison concernel’article de la Modulation.
A C G 3V
diísonans, & voir si , d’après ces raisons,on peut déterminer la nature & le nombredes accords diíonans.
Notre supposition n’a rien de forcé : ilest plus que probable que les premierespieces à plusieurs parties n’avoient que desconfonnans ; & l’on a encore aujourd’huide bons morceaux de musique fans accordsdissonans. C’est d’ailleurs une remarqueégalement vraie & essentielle , que , pour
» • 1 n r • r •. _ *i r...*.
On trouve chez les auteurs qui ont écrit j qu’une piece de musique soitparfaite,il fautfur la musique , une grande diversité d’opi qu’on puisse en effacer routes les disso-nions, quand il s’agit de déterminer le j nances , & que le reste soit encore un toutnombre, 1 origine & l’usage des accords, j bien harmonique. Une partie essentielle deCette matière est si embrouillée , qu’il j l’art du compositeur , c’est de savoir com-semble presque impossible de la traiter mé-| poser un morceau entier , en n’y faisantthodiquement. Ce qui paraît le plus pro- j entrer que des accords de consonnances.bable, c est que les premieres compositions | Tous ceux qui ont écrit fur la musiquea trois parties, n avoient pour base qu’une? admettent , comme un principe d’expé-suite d ’accords confonnans. Le désir delrience, qu’un accord conlonnant n’est qu’àrendre cette harmonie plus attrayante,aura! trois parties. M. Euler croit à la vérité quefans doute engagé les compositeurs à placer j cet accord pourrait admettre un quatrièmepar-ci par-là quelques accords distonans j ton conlonnant. (Voyelles Mémoires deentre ces premiers. Ils auront apparemment J P Académie Royale de Berlin , année 1764 ,commencé par des accords où il n’entroit j page Z77 & suivantes. ) Mais comme, nousqu’un ton discordant ajouté aux conson-1 ne parlons ici que de l’ufage pratique , celanances, ou substitué à l’une de celles-ci.! 11’influepoint fur notre recherche.Peu-à-peu ils se seront apperçus, peut-être, j Nous lavons de plus, tant par le témoi-qu’on pouvoir altérer plus d’un ton, & * gnage de l’orcille , que par l’examen desmeme tous les tons de \’accord conson- j sources de l’harmonie, que, de tous lesmnt, d’une maniéré qui rendoic la musi- j accords possibles à trois parties , celui qui
est composé de la tierce , de la quinte Scde l’octave du ton fondamental, produitl’harmonie la plus complété ; & c’est parcette raison qu’on appelle Y accord parfait.
Or, M. Rameau a observé le premier,& sa remarque a été généralement adoptée,que tous les accords consonnans à troisparties naissent de Yaccord parfait ; car pourformer un triple accord , il faut encorejoindre deux tons différons à l’octave duton fondamental ; & ces tons doivent êtrepris de la fuite naturelle des tons de cetteoctave, qui renferme la seconde, la tierce,la quarte, la quinte, la sixte & la septième :mais la seconde & la septieme sont exclues,par la raison qu’elles font dissonance avec[octave d u ton fondamental. Il ne restedonc que la tierce , la quarte, la quinte Sc, la sixte. De ces quatre, on ne peut point| prendre à la fois deux tons qui fe fuecc-
que plus agréable. Par une longue fuited’essais , il s’est enfin introduit un très-grand nombre ÒYaccords différens , fur lalégitimité & Pufage defquels on dispute en-core ; Sc la dispute finit, pour ^ordinaire ,par un appel à l’oreille des experts.
Il étoit donc à souhaiter qu’on pût dé-couvrir une méthode sûre de déterminertous les accords admirables. De grandshommes s’en font occupés ; & nous nepouvons mieux faire ici, que de renvoyeraux ouvrages de MM. Rameau, d’Alem-bert, Euler, Tartini, Roustèau &Marpurg.
Après une étude réfléchie de ces auteurs,voici ce que nous avons à dire de plus clair& de plus simple fur cette matière.
Nous supposons d’abord que toute piecede musique n’est fondée que fur une fuiteA’accords consonnans, & qu’il s’agit de
trouver ces accords : ensuite il faut recher- , ,.— - ■ - ■* , rr ,„
cher les raisons qui ont dû introduire les | dent immédiatement, parce que