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«jue l’érat membraneux ne précede celuî cle j pouf admettre l air , Sc pourcartila ge, comme l’état de cartilage précede J ' p souffle.
celui d’os. Pendant le courant du quatrièmejour, ils ont des vaifl’eaux rouges répandusfur leur surface. Le neuvième jour, le bec,qui étoit obtus, est formé, il y a mêmeune partie dure dans sa partie supérieure : lecrâne commence à devenir cartilagineux àla fin du dixieme jour , Sc Pest entièrementle quatorzième.
Cette formation de crâne mérite d'êtreexposée avec plus de circonstances, parcequ’elle sert de réglé pour la formation detous les os plats, qui différé allez essentiel-lement de celle des os ronds.
La membrane, qui sert de base aux fibresosseuses de l’os du front, est différente de1a dure - mere & du péricrâne ; c’est unepartie estentielle de cet os, qui disparaîtquand il est entièrement formé.
On commence à appercevoir le quator-zième jour, de ^incubation, sur cette mem-brane, des tubercules cartilagineux, séparéspar des espaces arrondisou alongés. Le quin-zième jour ce font déja des filets plus solidesséparés par des fentes. Le (èizieme on voit lesfilets o lieux sortir de leur centre , au dessusdes yeux : ils font fort serrés en sortant,mais ils s'épanouiffent & se séparent les unsdes autres vers la circonférence. Il y a desfentes & des espaces entre ces fibres ; ondécouvre dans ces espaces la membrane furlaquelle les fibres offenses s'étendent. Ellescommencent à s’anastomoser. Ces fibresoffenses sont encore élastiques alors ,
elles plient sous le doigt.
Elles sont même encore flexibles le ving-tième jour , mais elles sont plus serrées ;les fentes, qui les séparent, sont pluspetites, elles ne forment cependant pasencore un réseau : la membrane , qui leursert de base, ne peut plus être apperçue ,&. les fibres ne se quittent plus, quandon les alonge. Le vingtième jour la mem-brane est disparue , il n’y a plus que depetites lignes & des points entre les fibres ,qui cependant ont conservé une partie deleur flexibilité. Les coquilles des animauxtestacées se forment comme les os plats,Sc ont également un dílu cellulaire pourbase. On a vu dans les os planes le tiffucellulaire primordial assez lâche encoreTome I,
z61s’enfler par
le souffle.
Les accroissemens des os longs diffèrentconsidérablement de ceux des os plats. Cesos n ont aucune membrane pour base , diamoins que l'œil puisse distinguer. La geléetremblante , qui fera un fémur , est parfai-tement formée le lìxieme jour, elle a toutela figure , la tête & les condyles du fémurparfait, mais elle est fans aucune duretéencore , elle s’étend sous le doigt qui lapresse , & sc reprend quand on la rend àelle-même, elle prend toutes les figures Scse courbe en cercle. La membrane qui enve-loppe cette gelée est alors d’une finesse ex-trême , elle ne tient que légèrement à l’os.Si elle lui est attachée, c’est à l’union ducorps de l’os avec l’épiphyfe.
Un peu plus de solidité donne à cettegelée le caractère de cartilage qui ne diffèrede la gelée ordinaire que par la répugnancequ’il montre contre les courbures qu’oilvoudrait lui faire prendre , Sc par sonretour élastique à sa figure naturelle. Cecartilage est parfaitement transparent, onn’y distingue ni fibre, ni lame, ni vaisseau.
Pour palier à Pétat ofleux , le tibia n’aqu’un pas à faire. On distingue dans lemilieu , entre les deux extrémités, un peud’opacité, une couleur légèrement jaunâtre,quelques sillons semés premièrement auhasard , & plus exprimés les jours fuivans.■ Ce centre osseux paraît à la fin du htiitíe-1 me jour, ils’étend continuellement, l’opa-& | cité Sc les sillons gagnent fur le corps de
l’os encore cartilagineux, Sc Rapprochentdes deux extrémités. Pendant que la partieoiseuse s’étend , le cartilage prend encorequelque accroijfement , mais plus lentement.
Elle perd tous les jours de la proportionà la partie oílèufe, elle n’a plus que quatrecentièmes de ligne d’épaifleur, le quinzièmejour , & que deux , le vingt - deuxieme.
La dureté , l’opacité Sc les sillons for-ment le caractère de l’oífification , & p a c-compagnent inséparablement.
Mais les os longs ne sont pas faits d’unefeule piece. Les deux extrémités font pres-que toujours des parties séparées, dès lespremiers jours de leur nature cartilagineuse.L’œil ne distingue pas de ligne de sépara-tion entre le corps de l’os & l’épiphyse,
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