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Tome premier.
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lent par l’impulsion du cœur toujours plusagissant , des particules plus opaques sefont jour dans les vaisseaux , elles passentpar les degrés de simple opacité , de cou-leur pâle, de jaune 8c de rouge. Quand lesglobules rouges y font admis, ces vaisseauxont atteint le diamètre qui ne refuse plusles particules les plus grossières de la massedu íàng ; ce font des parties terrestres &crétacées, elles se déposent dans les inter-valles des petites fibres dont l’os est com-posé , & dans les vúides qui naissent entreles élémens solides, alongés dans toutes lesdirections. Delà l’ossification 8c la liaisonintime avec la rougeur.

Ces mêmes artères forment dans les oslongs deux branches , dont l’une remontevers l’épiphyfe supérieure, 8c l’autre des-cend à l’extrêmité inférieure. Ce sont deuxforces qui alongent de deux côtés 1 os àchaque battement ; & qui, agiílànt fur desfibres & fur des lames souples , éloignentles extrémités du centre, & augmentent lalongueur de l’os. Dans les expériences dupoulet, le cœur moins agissant rend l’oíïì-fìcation plus tardive.

Les artères, qui rampent entre les lames& les fibres des artères, sont la cause dessillons qui annoncent l’ossìfication. Deuxartères parellelcs s’élevent 8c se dilatent,& l’intervalle fait un long vallon entre deuxcollines. Les mêmes artères forment desfibres osseuses , en battant dans toute leurlongueur le cartilage qui les sépare : ces fi-bres forment des lames, quand un cercle entier de fibres s’est formé. Les lames intérieu-res du tuyau médullairessolevent égalemententre les artères , 8c deviennent de petiteslames. A mesure que les petites branchesdes artères voisines des épiphyses se dila-tent , il se forme entr’elles des lames d’unelongueur proportionnée, & le corps alvéo-laire naît de ce méchanisine. Dans l’adulte,les vaistcaux de cette partie de l’os conser-vent leur diamètre , & sont visibles ; aulieu que les vaisseaux , qui parcourent lesintervalles des fibres 8c des lames de l’osmême , pressés par une substance plus dure& plus serrée , disparaissent entièrement :ils subsistent cependant avec des calibresdiminués, & le tissu cellulaire continue deles accompagner.

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Les vaisseaux des épiphyses font les bran.ches les plus éloignées du tronc de l’arterenourricière ; ils se développent les derniers:mais enfin le sang s’y ouvre un passage , 8cdès-lors le cartilage de l’épiphylè recevantdes particules plus grossières de la maste dusang, s’endurcit 8c devient osseux.

Les os plats sont un plan unique defibres, analogue à l’une des lames , dontune fuite nombreuse 8c concentrique formele corps de l’os. De leur artere nourricière,commed’un centre, se répandent des bran-ches qui s’étendent entre les filets osièux :elles les forment ces filets, en comprimantle cartilage qui les sépare , & en y répan-dant un suc terreux qui suinte de toute leurlongueur. Le parenchyme,que M.Herisiantregarde comme la baso des os , 8c qu’il ré-tablit par la diílòlution des particules cré-tacées de l’os , n’est que le lystême vascu-laire de l’intérieur de lsos, avec toutes lescellulofités qui le suivent, rendu visible parla destruction des parties terreuses, dont celystême est recouvert.

U accroissement 8c le développement deios est simple ; celui du cœur paraît beau-coup plus composé , il ne l’est cependantpoint, dès qu’il est bien connu. Nous n’en-treprendrons pas de le suivre jusques dansles temps fabuleux, dans lesquels il est invi-sible, & nousn’en commencerons le déve-loppement qsoà la trente-huitième heure :c’est alors qusil paraît sous la figure d’uucorps rond qui sort de la poitrine.

C’est à l’heure quarante-cinquième qu’oiîapperçoit deux , & immédiatement après,trois vésicules remplies alternativement desang, 8c entièrement vuides, qui forment lepoint sautillant d’AriJlote.

' Dans cet état, les parties du cœur nesont pas jointes encore ; cet organe res-semble à un laq ou à un huit de chiffreouvert. L’oreillette unique en fait la pre-mière cavité : on la distingue de la veinecave , à la fin du troisième jour, car elle enparaissent faire partie avant cette époque.Maisàl’heure soixante & dix & soixante 8cdouzième, la veine cave supérieure paroîc,8c borne l’oreillette contre la veine. L’o-reiliettc unique est large alors, 8c placéetransversalement. La seconde partie ducœur est un canal, qui se distingue au nu-