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Tome premier.
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s’il est permis de s’exprimcr ainsi, liir lepastage île l'un à l'autre.

Mais, pourroit-on objecter contre cesystème , si l'ctat de la matière métallique,sans lequel elle est: acier , est fur le paliagede son premier état de mine à celui où elleseroit fer forgé , il semble qu on pourroitpousser la mine qui donne l ‘acier naturel,depuis Ion premier état, jufqu'à lsotat defer forgé ; Sc il ne paroît pas quson ob-tienne du fer forgé & de Y acier de la même'qualité de mine. La feule chose quson nousapprenne , c'est que si on y réuíïîssoit, onseroit sortir les matières d'un état où ellesvalent depus 7,8,9, jufqu'à 1 ; & 16 f. lalivre, pour les faire arriver, à grands frais,à un autre où elles ne vaudroientque 5 à 4s.

En un mot, on nous apprend bienqu’avec de la fonte , on fait ou du ferforgé ou de Yacier naturel, & cela en sui-vant à-peu-pres le même procédé : mais011 ne nous apprend point, si en réitérantou variant le procédé , la mine qui donnede Y acier naturel, donneroit du fer forgé ;ce qui ne seroit pourtant pas inutile à laconfirmation du système précédent lur ladifference des deux mines de fer. Quoiqu'il en soit, il faut avouer quson chauf-fant Sc forgeant les fontes de Stirie, Carin-thie, Tirol, Alsace, & de quelques autreslieux , on fait de Y acier ; Sc quson faisantles mêmes opérations fur les mines del-’rance , d'Angleterrc Sc d’ailleurs, on nefait que du fer forgé.

Mais avant que dsontrer dans le détaildes procédés par lesquels on parvient àconvertir le fer de fonte en acier naturel,nous allons parler des maniérés différentesdont on ssost servi pour composer avec lefer forge, áe Yacier artificiel, tant chezles anciens que parmi les modernes.

M. Martin Lister pense qu’il y avoir dansle procédé que les anciens fuivoient pourconvertir le fer en acier , quelque particu-larité qui nous est maintenant inconnue ;& il prononce avec trop de sévérité peut-etre , que la maniéré dont on exécuteaujourd'hui cette transformation chez laplupart des nations, est moins une mé-thode dsobtenir du véritable acier , quecelle dsompoifonner le fer par des sels. Quoiqu'il en soit du sentiment de M. Lister,

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Aristote nous apprend , Meteor, liv, IV.c. vj. “ Que le fer forgé, travaillé même,-- peut se liquéfier derechef, Sc derechef" fe durcir , & que c'est par la réitération» de ce procédé , quson le conduit à lsotat» (Yacier. Les lcories du fer se précipitent,>- ajoute-t-il, dans la fusion ; elles restent» au fond des fourneaux ; Sc les fers qui» en sont débarrassés de cette maniéré,-- prennent le nom Yacier. 11 ne faut pas>, pousser trop loin cet affinage , parcc>» que la matière quson traite ainsi , fe dé-» trust , & perd considérablement de son<> poids. Mais il nson est pas moins vrai,-- que moins il reste d'impuretés,plus Yacier<> est parfait. >.

Il y a beaucoup à desirer dans cette des-cription d’Aristote , & il nsost pas facile dela concilier avec les principes que nousavons poses ci-devant. Il est vrai que le fermême travaillé peut être remis en fusion JSc qu'à chaque fois qu'il fe purge , il peidde son poids. Mais fondez , purgez tancqu'il vous plaira de certains fers, vous nsonferez jamais ainsi de Yacier. Cependant c’cstavec d u fer ainsi purgé , quson fait incon-testablement le meilleur acier, continue M.Lister : il y a donc quelque circonstanceellêntielle omise dans le^ procédé d’Aristore.

Voici la maniéré dont Agricola dit qusonfait avec le fer de Yacier artificiel ; Sc leP. Kircher assure que c'est celle quson fui-voit dans Piste d’Ilva, lieu fameux pour cettefabrication , depuis le temps des Romainsjutqu'à son temps.

“ Prenez , dit Agricola , du fer disposé-, à la fusion , cependant dur, Sc facile à» travailler sous le marteau ; car quoique» le fer fait de mine vitriolique pujstè-- toujours fe fondre , cependant il est on» doux , ou cassant, ou aigre. Prenez un» morceau de ce fer ; faites le chausser>, rouge ; coupez le par parcelles ; mêlez>, les avec la sorte de pierre qui fe fond

facilement. Placez dans une forgede Ser-» rurier ou dans un fourneau, un creuset„ d’un pié Sc demi de diamètre Sc d’un pié

„ de profondeur; remplissez ledebonchar-

bon ; environnez le de briques, qui f or _

» ment autour du creuset une cavité qui», puille contenir le mélange de pierre fu-,, lìble Sc de parcelles dc fer coupé.

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