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dans l'intervalle'de quatre heures : les mor-ceaux de fer ont été jetés pendant cesquatre heures à quatre reprises différentes.Quand la maste a souffert suffisamment lefeu , on y fiche un fer pointu , on la laisseprendre, Sc on l’enleve hors du creuset.On la porte sous le marteau , on en dimi-nue le volume en la pétrifiant, puis avecun coin de fer on la partage en trois, ouquatre , ou cinq.
Il est bon de savoir que si la tuyere estmal placée, Sc le vent inégal, ou qu’ilsurvienne quelque accident, il ne se formepoint de scories , le fer brûle , les lamesdu fond du creuset ne résistent pas, &c.& qu'il n’y a de remede à cela que de jeterfur la fonte une pelletée ou deux de fablede rivière.
On remet au feu les quatre parties cou-pées : on commence par en faire chaufferdeux, dont f une est pourtant plus près duvent que l’autre. Lorsque la premiere estsuffisamment rouge , on la met en barresur l’enclume ; pendant ce travail on tientla seconde sous le vent, & on l’étend demême quand elle est aster rouge. On enfait autant aux deux restantes. On leurdonne à toutes une forme quarrée, d J undoigt Sc un quart d’épailfeur, & de quatreà cinq piés de long. On appelle cet acieracier de forge ou de fonte. On le forge àcoups prestes, Sc on le jette dans une eaucourante : quand il y est éteint, on l’enretire & on le remet en morceaux.
On porte ces morceaux dans une autreusine , où l'on trouve une autre forge quidifféré de la premiere en ce que la tuyereest plus grande ; & qu’au lieu d’être femi-circulairc , elle est ovale : qu’il n’y a de faforme ou levre juíqu’au bas du creuset, quedeux à trois doigts de profondeur, Sc quele creuset a dix à onze pouces de large ,fur quatorze à seize de long. Les mor-ceaux d 'acier (ont rangés là par lits dans lefoyer de la forge. Ces lits font en formede grillage, S: les morceaux ne fe touchentqu en deux endroits. On couvre cette eípecc<ie pyramide de charbon choisi , on y metle feu , Sc on souffle. Le grillage est sousle vent. Après une demi-heure ou troisquarts d’heurede feu, les morceaux d ‘acier(ont d’un rouge de lune : alors on arrête
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le vent, Sc on les retire l’un après !'autre,en commençant par ceux d’en haut : onles porte fous le martinet pour être foigésSc mis en barre. Deux ouvriers , dontl’un tient le morceau par un bout & l’au-tre par l’autre , le font aller Sc venir dansta longueur fous le martinet : l’enclume estentre deux. C'est ainsi qu’ils mettent tousles fragmens ou morceaux puis fur la pileou pyramide & portés fous le martinet ,en lames qu’ils jettent à mesure dans uneeau courante Sc froide. Les deux derniersmorceaux de la pile , ceux qui la soute-noient, & qui sont plus grands que lesautres , fervent à ('usage suivant : on castetoutes les lames, Sc on en fait une étoffeentre ces deux gros morceaux qui n’ontpoint été trempés. On prend le tout dansdes pinces, on remet cette espece d’étoffeau feu , & on l’y laisse jusqu’à ce qu’ellesoit d’un rouge blanc. Cette malle rougeblanche se roule sur de ('argile seche& pul-vérisée ; ce qui l’aide à se souder. On laremet au feu , on l’en retire ; on la frappede quelques coups avec un marteau à main,pour en faire tomber les scories , Sc aiderles lames à prendre. Quand la soudure estassez poussée, on porte la mastè fous lemartinet, onl’étend&on la met en barres.Ces barres ont neuf à dix piés de long , Scfont d’un acier égal, sinon préférable à ce-lui de Carinthie & de Stirie.
Il faut fe servir dans toutes ces opérationsde charbon de hêtre Sc de chêne , ou depin Sc de bouleau. Les charbons récens Scfées font les meilleurs. Il en faut bien sépa-rer la terre Sc les pierres. La houille ou lecharbon de terre est très-bon.
Il faut trois leviers aux soufflets pourélever leurs feuilles, Sc non un ou deuxcomme aux soufflets de forges, car on abesoin ici d’un plus grand feu.
Quant à ce qui concerne la diminutiondu fer , il a perdu presque la moitié deson poids avant que d’être en acier : devingt-six livres de fer crud , on n’en retireque treize d ‘acier ; quelquefois quatorze ,si ('ouvrier est très-habile. En général , ladiminution est de vingt-quatre livres fursoixante ou soixante-quatre , dans le pre-mier feu : le restant perd encore huit livresau second,